Le résultat électoral alimente le débat sur la sécession dans l’Ouest canadien

Peter Downing, fondateur du groupe Wexit Alberta
Photo: Facebook Peter Downing, fondateur du groupe Wexit Alberta

Les discussions sur la sécession dans l’Ouest canadien — ou « Wexit », comme certains l’appellent — se multiplient au lendemain de l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire.

Les libéraux ont réussi à conserver des sièges en Ontario, au Québec, dans les provinces de l’Atlantique et en Colombie-Britannique, mais l’Alberta et la Saskatchewan sont tapissées du bleu conservateur, à l’exception d’une circonscription néo-démocrate à Edmonton.

La page Facebook de « VoteWexit », avec sa devise « The West Wants Out » (« L’Ouest veut se séparer »), compte plus de 150 000 membres.

Et une pétition en ligne appelant à une alliance de l’Ouest et à la séparation de l’Alberta a été soutenue jusqu’à présent par quelque 26 000 personnes.

Grant Fagerheim, chef de la direction de la société pétrolière Whitecap Resources, a soutenu que les contributions de l’Alberta et de la Saskatchewan à l’économie canadienne n’étaient pas évaluées à leur juste valeur.

M. Fagerheim n’est pas étonné qu’il ait été question de séparatisme dans l’Ouest, mais doute que cela entraîne des actions concrètes.

« Je ne crois pas à l’heure actuelle que les gens, qu’ils habitent en Saskatchewan ou en Alberta, seraient prêts à dire qu’ils sont Canadiens avant tout », a-t-il tout de même relevé.

M. Fagerheim a déclaré qu’il était pour sa part traditionnellement fédéraliste, tout en ajoutant ne pas pouvoir dire en ce moment qu’il est fier d’être Canadien.