Les verts échouent au Québec

Elizabeth May
Photo: Chad Hipolito La Presse canadienne Elizabeth May

Le Parti vert du Canada (PV) a fait chou-blanc au Québec. Par contre la formation écologiste a augmenté à environ 6,5 % son plein de voix exprimées et réussi à sortir de son fief sur l’île de Vancouver, d’où provenaient les deux premiers députés de la jeune formation, dont la cheffe Elizabeth May. Elle a été réélue tout comme Paul Manly de la circonscription Nanaimo—Ladysmith.

La candidate écologiste Jenica Atwin a remporté la circonscription de Fredericton au Nouveau-Brunswick. Il faut dire que le Parti vert est déjà représentée au parlement de la province comme les écologistes forment l’opposition à l’île-du-Prince-Édouard.

L’annonce du passage en tête de Mme Atwin a été reçue par des cris et des applaudissements dans l’Hôtel 10 du centre-ville de Montréal où étaient réunis les militants verts. La centaine de partisans, dont une vingtaine de candidats défaits, se sont aussi un peu consolés en applaudissant la victoire du néo-démocrate d’Alexandre Boulerice dans Rosemont, seul rescapé du NPD sur l’île de Montréal.

Leur candidat Pierre Nantel, dans Longueuil—Saint-Hubert, transfuge du Nouveau Parti démocratique (NPD) a subi une défaite ferme, tout comme Daniel Green dans Outremont. Le député sortant n’a attiré que 5 % des voix dans sa circonscription de la Rive-Sud où le bloquiste Denis Trudel a été élu.

« Nous cumulons environ 8 % du vote populaire au Canada par rapport à 3,4 % en 2015, c’est plus que le double et c’est très encourageant. Nous sommes donc contents », corrige Daniel Green. Il impute la faiblesse des performance de sa formation au Québec à la remontée en fin de course du NPD et du Bloc. Il remarque que sa cheffe a peu fait campagne dans la province francophone.

Les résultats des verts aux urnes sont encore plus encourageants globalement dans les province de l’Atlantique avec cette fois autour de 10 % des voix cumulées. Le PV y a souvent fait grimper ses candidats en troisième place honorable, devant le Nouveau Parti démocratique.

« Nous devons être partout au Canada », a résumé la cheffe écologiste Elizabeth May en commentant la victoire de l’Est, en début de soirée sur les ondes de Radio-Canada Télé. Les résultats n’étaient pas encore connus pour son coin de pays. Elle a alors ajouté qu’elle voulait continuer à siéger comme députée si elle était élue mais qu’elle ne savait pas si elle resterait comme leader de sa formation.

Nous devons être partout au Canada