Le NPD veut se distinguer des autres partis progressistes

Le chef néodémocrate Jagmeet Singh a de nouveau accusé les libéraux de «“flasher” à gauche, mais tourner à droite».
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le chef néodémocrate Jagmeet Singh a de nouveau accusé les libéraux de «“flasher” à gauche, mais tourner à droite».

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a tenté de se définir comme seul véritable choix progressiste en vue du scrutin de lundi prochain.

À un moment où les libéraux et les verts tentent également de s’attribuer l’étiquette progressiste, M. Singh a affirmé que son parti est le seul à vouloir mettre en œuvre de véritables changements qui avantageraient les Canadiens.

Il a repris sa formule lancée au dernier débat des chefs en français pour décrire les libéraux, affirmant que « M. Trudeau flashe à gauche, mais tourne à droite », c’est-à-dire qu’il fait des promesses progressistes, puis gouverne de manière conservatrice.

« Les libéraux sont des progressistes qui disent de belles paroles, nous sommes des progressistes qui font des actions concrètes », a-t-il affirmé mardi matin devant des journalistes rassemblés sur un trottoir du quartier Danforth, à Toronto.

Il a également critiqué le Parti vert, qui s’est dit ouvert à travailler avec les conservateurs, ce qu’il refusera absolument de faire, a-t-il promis.

« Il n’est pas question que j’appuie un parti qui couperait tout ce dont nous avons besoin », a-t-il dit.

« On est fier du fait qu’on a déjà dit qu’on ne peut pas travailler avec les conservateurs parce qu’ils veulent couper dans les services. Mais on sait aussi que les libéraux n’ont pas livré la marchandise. Ils ont promis beaucoup, mais ils ont brisé les promesses. »

M. Singh estime que le NPD a vu sa cote monter dans les intentions de vote parce que les gens se reconnaissent dans son parti.

« Nous avons eu une campagne où les gens se sont sentis représentés. Les jeunes voient un parti qui se bat pour eux. »

M. Singh a aussi indiqué que son parti souhaitait entreprendre des démarches pour éventuellement abolir le Sénat s’il prend le pouvoir le 21 octobre.

Selon lui, le Sénat ne représente pas vraiment les gens, mais plutôt les partis qui ont nommé les sénateurs.

« Ils ne représentent pas les gens et leurs intérêts. Ils sont plus intéressés à être des porte-parole pour le parti politique qui les a nommés », a-t-il avancé, rappelant que son parti s’est engagé à réformer le scrutin pour mettre en place un mode proportionnel.

« Je crois que les gens devraient avoir une véritable représentation, a-t-il ajouté. Cela signifie s’assurer que tous les votes comptent. »

L’abolition du Sénat nécessiterait le consentement unanime de toutes les provinces.