Scheer se défend d’avoir organisé une rencontre avec l’Opus Dei en 2010

Le chef conservateur Andrew Scheer a dû se défendre d’avoir organisé une rencontre avec un groupe de la droite religieuse il y a près de 10 ans.
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Le chef conservateur Andrew Scheer a dû se défendre d’avoir organisé une rencontre avec un groupe de la droite religieuse il y a près de 10 ans.

Quelques heures avant le début du débat en anglais, le chef conservateur Andrew Scheer a dû se défendre d’avoir organisé une rencontre avec un groupe de la droite religieuse il y a près de 10 ans.

Lorsqu’il était président suppléant de la Chambre des communes en 2010, M. Scheer a organisé une rencontre avec le vicaire de l’Opus Dei au Canada, Frederick Dolan, avec d’autres parlementaires. Des conservateurs et des libéraux étaient présents pour cette rencontre.

L’Opus Dei est une institution controversée de l’Église catholique romaine. Ses membres appliquent notamment des pratiques de mortification, comme la flagellation ou encore le port d’une ceinture de cilice — en crin ou en métal — plusieurs heures par jour.

Questionné à ce sujet lundi matin, M. Scheer a répondu qu’il avait organisé « beaucoup de réunions » avec des dirigeants de différentes fois religieuses. Il n’a cependant pas voulu expliquer en quoi une rencontre avec le vicaire de l’Opus Dei est comparable à une rencontre avec un rabbin ou un imam, par exemple.

« J’étais à l’ouverture historique d’un temple bouddhiste juste l’autre jour et j’ai pu rencontrer un grand maître de la religion bouddhiste, alors je suis toujours en train de tenir des rencontres avec des leaders de différentes fois et de différentes religions », a-t-il affirmé.

M. Scheer assure qu’il n’est pas et qu’il n’a jamais été membre de l’Opus Dei.

La gratuité pour les musées

Le chef conservateur a pris l’engagement d’éliminer les droits d’entrée pour les neuf musées nationaux, dont la majorité se situe dans la région d’Ottawa.

Selon M. Scheer, l’entrée libre pour tous les musées permettra aux familles d’économiser 21 millions de dollars par année.

Il a aussi annoncé que le Centre du patrimoine de la GRC à Régina, en Saskatchewan, deviendrait le dixième musée national du Canada s’il est élu premier ministre.

Ce nouveau musée serait lui aussi gratuit pour les visiteurs.

Qui plus est, tous les lieux de sépulture des anciens premiers ministres et gouverneurs généraux seraient désignés comme des lieux historiques nationaux.

M. Scheer croit qu’il faut célébrer les « géants » de l’histoire du Canada, comme John A. Macdonald, William Lyon Mackenzie King et Wilfrid Laurier, sans se laisser gagner par la rectitude politique.