Trudeau refuse de se prononcer sur une éventuelle interdiction du «bonjour-hi»

Le premier ministre François Legault et le chef libéral Justin Trudeau
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne Le premier ministre François Legault et le chef libéral Justin Trudeau

Le chef libéral, Justin Trudeau, a refusé de se mouiller, dimanche, face à la volonté du gouvernement de François Legault d’interdire la formule « bonjour-hi ! » dans les commerces et les services publics du Québec.

En point de presse après une séance de plantation d’arbres à Plainfield, en Ontario, dimanche, le premier ministre sortant s’est abstenu de prendre position sur cette question sensible.

« Il n’y a aucune législation sur laquelle je pourrais me prononcer maintenant », a-t-il déclaré, en soulignant avoir « toujours reconnu l’importance et la primauté du français au Québec ».

Justin Trudeau n’a pas non plus voulu préciser si les libéraux appuieraient une éventuelle contestation des démarches du gouvernement québécois pour interdire la formule de salutations bilingue.

« On est très loin de ce moment-là. On est curieux de voir comment le gouvernement provincial légiférerait une telle chose », a-t-il maintenu.

Le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, a signalé son intention de faire du français la seule langue d’accueil dans la province vendredi, sans toutefois préciser comment il compte procéder.

Un autre candidat sur la sellette

En ce 26e jour de campagne électorale, Justin Trudeau a à son tour été appelé à réagir aux propos controversés d’un de ses candidats.

Jaime Battiste, qui se présente sous la bannière libérale dans la circonscription de Sydney-Victoria, en Nouvelle-Écosse, a présenté ses excuses, plus tôt cette semaine, après que le quotidien Toronto Sun eut rapporté des commentaires racistes et sexistes qu’il avait tenus dans de vieilles publications sur les réseaux sociaux.

« M. Battiste a pris responsabilité pour ses actions et s’est excusé profondément », a déclaré le chef libéral, qui refuse d’expulser son candidat.

Justin Trudeau a esquivé la question d’une journaliste sur sa capacité à renvoyer des candidats pour leurs antécédents racistes, dans la foulée de la saga entourant ses propres épisodes de « blackface ».