Trudeau «espère» une entente rapide avec le Québec pour le logement social

Divers organismes et groupes communautaires réclament depuis plusieurs années un meilleur accès au logement social.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Divers organismes et groupes communautaires réclament depuis plusieurs années un meilleur accès au logement social.

Le chef du Parti libéral Justin Trudeau « espère » conclure une entente avec le Québec sur le logement social rapidement après l’élection s’il est réélu.

« On espère que ça pourra se régler après les élections », a déclaré le premier ministre lors d’un événement électoral à Québec. « On était proches et après les élections, si c’est un gouvernement libéral, on va continuer d’investir. »

Comme le révélait Le Devoir vendredi, Québec et Ottawa n’arrivent pas à s’entendre sur le partage des compétences en matière de logement social depuis le lancement de la Stratégie nationale sur le logement. Cela fait en sorte que des dizaines de millions destinés au Québec sont toujours en attente à Ottawa.

Le Québec, qui a ses propres programmes en habitation, réclame une entente asymétrique pour décider seul de la façon dont l’argent d’Ottawa sera dépensé. Ce qu’il n’a pas réussi à obtenir puisque le 30 août dernier, la ministre responsable de l’Habitation, Andrée Laforest, a rejeté une offre « finale » d’Ottawa dans ce dossier.

« Il restait quelques points à définir, notamment la compétence provinciale qu’on doit reconnaître », a concédé Mme Laforest lors d’une entrevue à RDI vendredi matin. « C’est tout à fait logique et légitime qu’on reconnaisse que le Québec est capable de bien définir, gérer les dossiers et les demandes au niveau de l’habitation », a-t-elle dit.

La ministre se dit par ailleurs persuadée de voir le dossier aboutir après le scrutin. « Dès la fin des élections, on va continuer. On était rendus à presque l’entente finale. Il manque des points, dont la compétence du Québec, et je crois qu’on va le reconnaître. »

Une intervention réclamée

Ces développements surviennent au moment où les groupes d’aide aux sans-logis pressent les partis fédéraux de « faire mieux » dans leurs engagements en logement social.

« L’accès au logement social est très laborieux, l’attente est extrêmement longue alors que les situations auxquelles on fait face sont urgentes », a notamment fait valoir dans un communiqué une porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) lors d’un point de presse vendredi aux côtés du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), de la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHMLQ), du Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ), et de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF).