À mi-parcours de la campagne, Trudeau et Scheer toujours au coude à coude

Les allers-retours d’un océan à l’autre, les controverses, les annonces et les attaques politiques semblent n’avoir eu que bien peu d’effet sur les électeurs, d’après la plus récente enquête menée par Léger.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Les allers-retours d’un océan à l’autre, les controverses, les annonces et les attaques politiques semblent n’avoir eu que bien peu d’effet sur les électeurs, d’après la plus récente enquête menée par Léger.

Les résultats d’un nouveau sondage sur les intentions de vote des Canadiens semblent démontrer que les chefs fédéraux ont fait du surplace alors que l’on vient pourtant de franchir la mi-course de la campagne électorale. Libéraux et conservateurs sont toujours au coude à coude, loin devant leurs adversaires.

Les allers-retours d’un océan à l’autre, les controverses, les annonces et les attaques politiques n’ont eu que bien peu d’effet sur les électeurs, d’après la plus récente enquête menée par Léger pour le compte de La Presse canadienne, du 27 au 30 septembre.

Comme c’est le cas depuis le déclenchement de la campagne, le Parti libéral du Canada (PLC) et le Parti conservateur du Canada (PCC) demeurent à égalité avec chacun 34 % des intentions de vote.

Loin derrière, le Nouveau parti démocratique (NPD), à 14 %, et le Parti vert du Canada, à 11 %, se battent toujours pour la troisième place au vote populaire. En queue de peloton, le Parti populaire du Canada (PPC) ferme la marche avec 2 %.

Au Québec toutefois, le Bloc québécois semble en voie de remporter son pari de brouiller les cartes alors qu’il s’immisce dans le peloton de tête. La formation menée par Yves-François Blanchet perd cependant un peu de terrain au profit du PCC.

Les électeurs québécois favorisent, eux aussi, les libéraux à 34 %, mais ils ne sont que 25 % à soutenir les conservateurs, contre 21 % pour le Bloc québécois. Le NPD n’obtient que 10 % d’appuis au Québec, suivi du Parti vert avec 8 % et du PPC de Maxime Bernier avec 2 % des intentions de vote.

34%
C’est la part des intentions de vote que récoltent tant le PLC que le PCC, d’après le plus récent sondage Léger.

Des débats cruciaux

Si l’aiguille n’a pas l’air de vouloir bouger en faveur de l’un ou l’autre des favoris depuis le début de la course, tout pourrait changer à compter de cette semaine alors que commence une série de débats des chefs.

Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus de l’importance cruciale de ces joutes oratoires, soulignons que 59 % des électeurs du Québec ont l’intention de les regarder. Il s’agit du plus fort taux d’intérêt pour ces événements dans tout le pays, soit huit points au-dessus de la moyenne canadienne.

Dans la catégorie des deuxièmes choix, un électeur canadien sur cinq affirme avoir de la sympathie pour Jagmeet Singh et le NPD. Encore une fois, le Bloc québécois change la donne au Québec, où il se trouve à égalité avec le NPD en tant que solution de rechange pour 17 % des électeurs.

Autre particularité à noter chez les électeurs du Québec, ils sont plus nombreux à s’intéresser aux enjeux environnementaux et à la lutte contre les changements climatiques. Ces thèmes sont considérés comme prioritaires par 29 % des Québécois, contre 22 % de l’ensemble des électeurs canadiens.

L’impact du « blackface »

La controverse autour des épisodes de « brownface » et de « blackface » qui ont surgi du passé du chef libéral Justin Trudeau pourrait lui coûter quelques points au décompte du vote populaire.

D’après l’enquête de Léger, 6 % des électeurs canadiens ont répondu qu’ils ne vont « certainement pas voter pour les libéraux précisément à cause de cet incident ». Ces six points pourraient faire mal dans le contexte où l’égalité persiste avec le PCC au sommet.

Au Québec, la controverse ne semble pas avoir causé beaucoup de dommages au camp libéral, alors qu’à peine 3 % des électeurs ont l’intention de retirer leur appui aux libéraux pour cette raison précise.

Ce sondage a été mené auprès de 1558 électeurs canadiens, sélectionnés aléatoirement dans la base de données du panel en ligne de Léger. Il n’est pas possible de déterminer une marge d’erreur pour ce sondage puisque les répondants n’ont pas été sélectionnés selon un échantillon probabiliste.