Les libéraux veulent rendre les études supérieures plus abordables

<p>Plusieurs des mesures qui seront annoncées ne toucheront pas le Québec qui dispose de son propre programme de prêts et bourses.</p>
Photo: Alice Chiche Le Devoir

Plusieurs des mesures qui seront annoncées ne toucheront pas le Québec qui dispose de son propre programme de prêts et bourses.

Les libéraux comptent proposer des mesures visant à rendre les études supérieures plus abordables, a appris La Presse canadienne.

Le chef du parti Justin Trudeau dévoilera dimanche son programme sur le campus de l’Université de Toronto, à Mississauga, où il répondra aussi à des questions d’étudiants.

Plusieurs des mesures qui seront annoncées ne toucheront pas le Québec qui dispose de son propre programme de prêts et bourses.

Les libéraux veulent notamment permettre aux nouveaux parents de suspendre sans pénalité le remboursement d’un prêt étudiant jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de 5 ans, selon des sources anonymes proches du parti.

Selon une de ces sources, les libéraux comptent négocier avec le gouvernement Legault afin que les diplômés québécois puissent obtenir le même genre de mesure.

En choisissant un campus universitaire, les stratèges libéraux espèrent souligner le contraste entre les engagements du parti en matière d’éducation et les coupes dans les programmes mises en oeuvre par le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford, en Ontario.

L’Ontario a notamment éliminé la gratuité des droits universitaires pour les étudiants à faibles revenus tout en réduisant les bourses offertes par le Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario. Le vérificateur général de l’Ontario avait indiqué l’année dernière que les coûts reliés à ce programme avaient bondi de 25 % et qu’ils pourraient atteindre 2 milliards d’ici 2020-2021.

Justin Trudeau, qui cherche à séduire l’électorat ontarien, a souvent tenté de dépeindre son rival conservateur Andrew Scheer comme un clone de Doug Ford.

Selon un rapport du Consortium canadien de recherche sur les étudiants universitaires publié en 2018, 50 % des étudiants sont endettés. La dette moyenne s’élevait à 27 929 $.

De leur côté, les conservateurs fédéraux ont promis d’augmenter la contribution du gouvernement au Régime enregistré d’épargne-études. Ils ont aussi promis de réduire les impôts pour la tranche de revenus la plus basse et de rendre les prestations de maternité de l’assurance-emploi libres d’impôts. Ces mesures ne portent spécifiquement pas sur l’enseignement supérieur, mais visent les mêmes personnes que courtisent les libéraux.

Les néo-démocrates se sont engagés à éliminer les taux d’intérêt sur les prêts étudiants et à augmenter l’accès aux bourses d’études canadiennes non remboursables. Ils veulent aussi travailler avec les provinces et les territoires pour plafonner et réduire les frais de scolarité.

Quant aux verts, ils se sont engagés à abolir les frais de scolarité et à radier la portion de l’actuelle dette étudiante redevable au gouvernement fédéral.