Andrew Scheer promet la création d’un corridor énergétique d’un océan à l’autre

Le chef conservateur, Andrew Scheer
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le chef conservateur, Andrew Scheer

Andrew Scheer a défié les centaines de milliers de manifestants qui se sont rassemblés vendredi partout au pays dans le cadre de la marche mondiale contre les changements climatiques en promettant la création d’un corridor énergétique d’un océan à l’autre.

Le chef conservateur en a fait l’annonce samedi lors de son passage dans une entreprise d’Edmonton, en Alberta.

Selon lui, même les Québécois y trouveraient leur compte puisque ce serait l’occasion de transporter non seulement du pétrole et du gaz naturel d’un bout à l’autre du pays, mais aussi de l’électricité. Il pourrait également servir pour les télécommunications.

« Les Québécois savent que c’est mieux d’avoir le pétrole canadien au lieu du pétrole qui vient des États-Unis. Je ne veux pas continuer la situation où l’argent des contribuables québécois va à l’économie de Donald Trump. Ça n’a aucun bon sens. J’ai fait mon choix. Je préfère le pétrole de chez nous », a-t-il soutenu.

Si les éléments de ce plan restent à préciser, les conservateurs ont décrit la démarche qu’ils comptent adopter. Ainsi, un groupe d’experts sera formé. Son rôle sera de formuler, dans un délai de six mois, des recommandations sur la façon de procéder. Le gouvernement collaborera ensuite avec les provinces et les peuples autochtones pour créer ce lien transnational qualifié de « vital ».

Dans le communiqué de presse accompagnant l’annonce, les conservateurs soulignent aussi que « l’industrie n’aura pas à soumettre des propositions complexes pour chaque nouveau projet ».

M. Scheer défend son projet de corridor en affirmant que celui-ci « minimisera l’impact environnemental » des projets énergétiques et « réduira le coût des évaluations environnementales sans sacrifier la qualité ».

Un corridor permettrait aussi d’assurer une certaine stabilité pour les investisseurs, faciliterait la construction de projets cruciaux tout en procurant des avantages économiques et sociaux à tous les Canadiens, a-t-il fait valoir.

« Les bénéfices provenant de l’exploitation pétrolière et gazière dans l’Ouest canadien sont partagés par tous les Canadiens, a souligné M. Scheer. Cela profite à toutes les provinces en procurant de l’emploi dans les raffineries des Maritimes, dans les manufactures de l’Ontario et du Québec. Les revenus qu’en tire le gouvernement fédéral lui permettent d’appuyer les programmes provinciaux en santé et en éducation. Ce n’est pas un jeu à somme nulle. »

Plus tard, Andrew Scheer a mené campagne avec le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, qui a déjà reproché au Québec le refus du passage d’un nouveau pipeline même s’il profite des revenus obtenus par le pétrole albertain.