Scheer laisse entendre qu’il continuerait de financer l’avortement à l’étranger

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer
Photo: Chris Young La Presse canadienne Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer

Un gouvernement conservateur d’Andrew Scheer n’interdirait pas de nouveau le financement de l’avortement à l’étranger.

Le chef conservateur assure depuis des semaines que, bien qu’il ait eu des positions anti-avortement dans le passé, il ne rouvrirait pas le débat s’il est élu le mois prochain.

Son prédécesseur, Stephen Harper, avait interdit que les fonds canadiens d’aide internationale servent à financer des services d’avortement et de planification des naissances dans les pays en développement.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a renversé cette décision en arrivant au pouvoir. Le chef libéral avait parlé d’une « question de droits fondamentaux ». Le changement de politique avait cependant été dénoncé par les députés conservateurs.

M. Scheer s’est fait demander jeudi s’il reviendrait à la position de Stephen Harper. « On ne va pas rouvrir ce débat à aucun niveau », a-t-il répondu.

Le Parti conservateur a refusé de préciser si cela voulait dire qu’il s’engageait formellement à continuer de financer l’avortement à l’étranger.

Quant au débat sur l’avortement au pays, Andrew Scheer a reconnu cet été qu’il n’empêcherait pas ses députés de déposer des projets de loi d’initiative parlementaire sur la question. Mais il argue que le cas échéant il voterait contre.