Le NPD ne se bat pas pour la troisième position, affirme Jagmeet Singh

Le chef du NPD était à Vancouver pour annoncer des mesures, inspirées du plan provincial de la Colombie-Britannique, pour freiner la spéculation foncière au pays.
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne Le chef du NPD était à Vancouver pour annoncer des mesures, inspirées du plan provincial de la Colombie-Britannique, pour freiner la spéculation foncière au pays.

Jagmeet Singh dit qu’il ne se bat pas pour la troisième position, mais bien pour former le gouvernement du Canada.

Le chef néodémocrate a rejeté mercredi les comparaisons entre le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti vert du Canada, qui se chauffent dans les sondages.

Il n’a toutefois pas lésiné sur les attaques à l’endroit de ses adversaires. À son avis, les verts n’ont pas de « position solide » pour assurer l’unité nationale et ils ont une position floue sur l’avortement.

Le parti d’Elizabeth May a présenté mercredi matin une version chiffrée de sa plateforme électorale, et en conclut qu’un gouvernement vert arriverait à un budget équilibré en cinq ans.

M. Singh estime que le plan de ses adversaires n’est « pas crédible ».

En matière de lutte contre les changements climatiques, le chef néodémocrate a promis des mesures courageuses, notamment de mettre fin sur-le-champ à toute aide financière versée à l’industrie des énergies fossiles. Il promet en plus d’investir dans les énergies renouvelables et de lancer un programme de 15 milliards de dollars afin de créer de nouveaux emplois verts.

Jagmeet Singh veut aussi établir un nouveau partenariat avec les peuples autochtones en adoptant intégralement la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations unies et en élaborant un plan de réconciliation conjointement avec les Premières Nations.

Un plan pour la Colombie-Britannique

Le chef du NPD a passé la journée à Vancouver pour annoncer le programme de son parti pour la Colombie-Britannique. Il a présenté une série de mesures inspirées du plan de la province pour freiner la spéculation immobilière au pays.

Il a l’intention de créer une unité spéciale au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui serait dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent. Il veut aussi mettre en place un registre national qui permettrait de mieux traquer les spéculateurs immobiliers.

« Le blanchiment d’argent et la spéculation immobilière font grimper le coût des habitations, ce qui fait en sorte qu’il devient inimaginable pour beaucoup trop de Canadiens de devenir un jour propriétaires », a mentionné le chef néodémocrate.

Jagmeet Singh promet d’imposer une taxe additionnelle de 15 pour cent pour les investisseurs étrangers qui achètent des propriétés et font monter les prix de l’immobilier sans résider au pays.

Le blanchiment d’argent est un enjeu majeur en Colombie-Britannique depuis que la province a lancé une enquête publique sur cette question. Deux rapports commandés par le gouvernement provincial ont révélé que le montant total de l’argent blanchi dans le marché immobilier était estimé à 5 milliards de dollars.

Le Parti conservateur a lui aussi promis de lancer une enquête sur cette question. Le Parti libéral s’en est pris au précédent gouvernement conservateur pour avoir mis fin au financement de la GRC dédié aux enquêtes sur le blanchiment d’argent. Les libéraux soutiennent avoir rehaussé le financement de ce type d’enquête lors de leur mandat actuel.