Déjà une semaine de campagne électorale

La campagne électorale fédérale a débuté il y a une semaine, il reste donc quatre semaines et demie avant l’élection.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La campagne électorale fédérale a débuté il y a une semaine, il reste donc quatre semaines et demie avant l’élection.

La campagne électorale fédérale a débuté il y a une semaine, il reste donc quatre semaines et demie avant l’élection.

Trudeau, d’un océan à l’autre

Lors de cette première semaine, le chef libéral Justin Trudeau a sillonné le pays. Après avoir lancé sa campagne à Vancouver, il a poursuivi ses efforts au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Il doit continuer sa campagne au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse mercredi.

Il a notamment promis de rehausser l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les prestations parentales libres d’impôt. Il a aussi promis de bonifier l’incitatif pour les acheteurs d’une première propriété dans certaines grandes villes du pays et il a fait quelques promesses concernant les petites et moyennes entreprises.

Dès le début de la campagne électorale, l’autobus du chef libéral s’est heurté à son avion de campagne. Le parti a également été placé dans une position délicate lorsque l’affaire SNC-Lavalin a refait surface dans des médias qui ont publié que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) se penchait sur de possibles entraves à la justice.

Scheer reste sur la défensive

Le chef conservateur Andrew Scheer a également beaucoup voyagé, concentrant son énergie à se faire connaître davantage par les électeurs et en annonçant une série de crédits d’impôt destinés aux familles.

Il a également été occupé à défendre des candidats plutôt que son programme politique. Des ministres libéraux ont publié des déclarations controversées que certains candidats et certaines candidates du PCC avaient faites dans le passé.

Andrew Scheer fera campagne dans la région de Toronto mercredi.

Singh se concentre sur l’Ontario et le Québec

Jagmeet Singh, du NPD, a concentré sa campagne dans les deux plus grandes provinces du pays.

Il a notamment lancé un programme destiné uniquement au Québec, afin de raviver la passion pour son parti dans cette province.

Il fait également face à un problème de recrutement. Plusieurs circonscriptions du pays n’ont pas encore de candidat sous la bannière orange, un problème qui, selon le parti, sera réglé d’ici le 30 septembre, date limite pour l’inscription des candidats.

Jagmeet Singh passera une deuxième journée consécutive en Ontario mercredi. Il fera notamment une annonce sur les soins dentaires à Sudbury, et il ira ensuite à Barrie et à Toronto.

Les verts soignent leurs jeunes pousses

Le Parti vert a dévoilé son programme électoral, un document dans lequel chaque politique — de l’économie à la santé, en passant par les affaires étrangères, l’immigration et les transports — a été pensée en fonction de la crise climatique, selon la chef Elizabeth May.

Alors qu’Elizabeth May a passé les premiers jours de la campagne principalement dans sa province d’origine, la Colombie-Britannique, elle a ensuite investi du temps dans des circonscriptions que le parti pense pouvoir gagner, y compris à Guelph.

Elizabeth May est de retour à Vancouver mercredi.

Blanchet reste en banlieue de Montréal

Le chef du Bloc québécois, qui tente de mener une campagne carboneutre, a lui aussi annoncé une série de mesures pour s’attaquer à la crise climatique.

Il veut notamment électrifier les autobus scolaires, accélérer de façon significative la transition vers la voiture électrique au Canada, et demande au fédéral d’abolir les subventions aux énergies fossiles.

Yves-François Blanchet s’est aussi rangé du côté du premier ministre Legault, en déclarant que le Bloc québécois se ferait le porteur des demandes du gouvernement caquiste à Ottawa.

Depuis une semaine, Yves-François Blanchet a passé beaucoup de temps sur la couronne nord et la couronne sud de Montréal. Mercredi, il fera encore campagne sur la Rive-Sud.

Agréable surprise pour Bernier

De son côté, le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, a eu un regain d’énergie en apprenant qu’il pourrait finalement participer aux débats des chefs officiels, prévus au début du mois d’octobre.

La Commission des débats a confirmé que son parti, même si des sondages nationaux montrent qu’il obtient seulement quatre pour cent des intentions de vote, a une chance d’élire un député.

Maxime Bernier est au Nouveau-Brunswick mercredi, pour la dernière d’une série de rencontres plutôt discrètes avec ses candidats locaux.

Malgré tous les déplacements des chefs, l’aiguille des sondages, elle, ne bouge pas.

De nouvelles données publiées mercredi par Léger montrent que les libéraux et les conservateurs sont toujours au coude à coude en tête du groupe, tandis que le NPD et les verts se disputent la troisième place.