Un droit de veto pour tous les oléoducs, plaide Singh

Ottawa — Il n’y a pas que le Québec qui aurait le droit d’opposer son droit de veto à un projet d’oléoduc sur son territoire sous la gouverne de Jagmeet Singh. Le chef du Nouveau Parti démocratique, qui cherche à sauver ses sièges partout au pays, s’engage à respecter aussi le refus de toute autre province qui rejetterait un tel projet. « C’est évident que le Québec est différent et il faut avoir une approche unique », a fait valoir M. Singh. « Mais je peux dire aux autres provinces qu’avec un gouvernement néodémocrate, on n’imposera jamais un projet, a-t-il assuré. Parce que si on veut vraiment aller de l’avant avec un projet, il faut avoir l’acceptabilité sociale. Sans ça, on ne peut pas continuer. » L’approbation de projets énergétiques interprovinciaux relève cependant de la compétence du gouvernement fédéral, que M. Singh déléguerait essentiellement à l’accord des gouvernements provinciaux. La Cour d’appel de la Colombie-Britannique a statué en mai que la province n’avait pas le droit de restreindre le flux de pétrole qui transite dans l’oléoduc Trans Mountain sur son territoire, car la responsabilité de ces projets revient au gouvernement fédéral. Les juges ont statué que la compétence de réglementer ces projets revenait justement à Ottawa pour « résoudre ce genre de situation, en permettant à un seul régulateur de tenir compte d’intérêts et de préoccupations au-delà de ceux de chacune des provinces ».