Jagmeet Singh s’engage à venir en aide au secteur automobile canadien

De passage à Oshawa, au coeur du secteur automobile canadien, M. Singh avait bien choisi l’endroit pour parler de ce sujet : devant l’usine d’assemblage de GM qui doit fermer ses portes d’ici la fin de l’année.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne De passage à Oshawa, au coeur du secteur automobile canadien, M. Singh avait bien choisi l’endroit pour parler de ce sujet : devant l’usine d’assemblage de GM qui doit fermer ses portes d’ici la fin de l’année.

S’inspirant en partie de la pensée protectionniste de Donald Trump, le chef du NPD Jagmeet Singh a promis d’instaurer de nouvelles mesures incitatives pour revigorer l’industrie automobile canadienne.

De passage à Oshawa, au coeur du secteur automobile canadien, M. Singh avait bien choisi l’endroit pour parler de ce sujet : devant l’usine d’assemblage de GM qui doit fermer ses portes d’ici la fin de l’année.

Il a promis de relancer le Fonds d’innovation pour l’automobile de 300 millions de dollars pour encourager la fabrication au pays de véhicules sans émissions. Une condition y sera toutefois rattachée : les fabricants et les fournisseurs de pièces automobiles devront investir pour maintenir les emplois au Canada.

« Tout ce que les libéraux et les conservateurs ont fait a été de donner des chèques en blanc à des sociétés fortunées — des chèques en blanc sans condition, a déploré M. Singh qui était accompagné de travailleurs de l’automobile touchés par la fermeture de l’usine d’Oshawa. Si nous investissons dans nos secteurs, des conditions seront impérativement établies pour que des emplois restent au Canada. »

Les néo-démocrates investiraient aussi davantage pour inciter les consommateurs à considérer sérieusement l’achat d’un véhicule sans émission. L’actuel programme de 5000 $ mis en place par le gouvernement libéral serait multiplié par trois, mais uniquement pour des véhicules assemblés sur le sol canadien ou contenant un certain pourcentage de pièces fabriquées ici.

« Nous voulons porter cet incitatif de 5000 $ à 15 000 $, mais nous devons concevoir ce programme de façon à nous assurer qu’il ne s’appliquera que pour des véhicules fabriqués au Canada, a souligné M. Singh. Nous voulons construire les véhicules de l’avenir au Canada, ici même à Oshawa. »

En novembre, General Motors avait annoncé son intention de fermer cinq usines en Amérique du Nord, dont celle d’Oshawa qui emploie 2500 personnes.

Véhicule fabriqué au Canada

M. Singh n’a pas précisé la définition d’un véhicule « à contenu canadien ». Il a toutefois reconnu qu’il serait plus important de se préoccuper de vérifier si ces véhicules sont liés directement à des emplois canadiens.

« Quand un véhicule est assemblé au Canada, cela fait travailler des gens au Canada, c’est donc du contenu canadien, a-t-il dit. Les voitures qui ont été assemblées ici à Oshawa auraient été considérées comme des voitures fabriquées au Canada. »

Quand les journalistes lui ont parlé du président américain, le chef du NPD s’est montré plus véhément. « Il faut combattre un homme comme ça. On ne doit pas reculer. On ne doit pas reculer. Ce n’est pas parce qu’il veut créer des emplois aux États-Unis que nous devrions abandonner les nôtres au Canada. »

Le NPD promet d’acheter des véhicules sans émissions fabriqués au Canada pour la flotte gouvernementale.

M. Singh doit se rendre à Kingston pour parler d’environnement. Il participera ensuite à un rassemblement à Ottawa.