Péréquation: Jason Kenney rabroue François Legault

Sur Facebook, Jason Kenney fait valoir que l’Alberta a versé plus de 620 milliards de dollars aux autres provinces par le régime fédéral de la péréquation depuis 1957.
Photo: Jason Franson La Presse canadienne Sur Facebook, Jason Kenney fait valoir que l’Alberta a versé plus de 620 milliards de dollars aux autres provinces par le régime fédéral de la péréquation depuis 1957.

Au tour du premier ministre albertain, Jason Kenney, de remettre François Legault à sa place.

Dimanche, le chef caquiste s’était adressé à l’Alberta qui menace de ne plus contribuer au programme de péréquation, un programme fédéral qui bénéficie notamment au Québec. M. Legault affirmait que le Québec avait droit à la péréquation, un principe qui fait partie de l’entente constitutionnelle dès son origine et que l’Alberta ne peut changer unilatéralement.

Mais dans un long message en anglais publié sur sa page Facebook lundi, Jason Kenney reproche à François Legault de ne pas comprendre l’histoire de la péréquation.

Il lui rappelle que le principe de la péréquation ne remonte pas à 1867, mais à 1957, et il a été inscrit dans la Constitution de 1982, que le Québec n’a d’ailleurs toujours pas ratifiée.

« Le beurre et l’argent du beurre »

M. Kenney fait valoir que l’Alberta a versé plus de 620 milliards de dollars aux autres provinces par le régime fédéral de la péréquation depuis 1957.

Il soutient que si le Québec et les autres provinces veulent continuer à bénéficier des versements de péréquation, ils doivent autoriser le passage de nouveaux oléoducs, pour que l’Alberta puisse exporter ses ressources.

« On ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre », a-t-il écrit dans le seul passage en français, en disant reprendre ainsi une expression québécoise.

Le Québec a reçu 13,1 milliards de dollars en péréquation du fédéral en 2019, ce qui représente 11 % de ses revenus.

Le programme fédéral de péréquation vise à permettre à toutes les provinces d’offrir des services de qualité équivalente, sans égard à leur assiette fiscale. En vertu de la formule de calcul, certaines provinces plus riches, comme l’Alberta et la Saskatchewan, contribuent au programme, tandis que d’autres, comme le Québec et les provinces de l’Atlantique, sont bénéficiaires.