La présence de Maxime Bernier n’est pas garantie au débat des chefs

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier
Photo: Chris Young La Presse canadienne Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier

Alors que la présence de cinq partis politiques fédéraux a été confirmée lundi aux débats des chefs qui se tiendront en octobre, la présence du chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, est toujours à l’étude par la Commission des débats des chefs du gouvernement du Canada.

La Commission doit établir si le parti répond aux critères pour être invité au débat. « La décision n’est pas prise parce qu’on trouve qu’il est encore un peu tôt pour déterminer si M. Bernier a des chances de faire élire plus d’un candidat », a déclaré au Devoir Michel Cormier, directeur général de la Commission des débats des chefs.

Contacté par Le Devoir, Maxime Bernier n’était pas disponible pour accorder une entrevue, lundi. Dans un communiqué, le PPC a toutefois fait savoir que son chef était « très déçu » de la décision préliminaire de la Commission. Il soutient également que, dans une lettre envoyée à la Commission en juillet, M. Bernier a fait valoir un contexte politique favorable à un parti populiste au Canada et dans d’autres démocraties occidentales. Selon le chef du PPC, malgré la fondation récente de sa formation, celle-ci avait « d’excellentes chances » de croître rapidement et de faire élire des candidats.

On trouve qu’il est encore un peu tôt pour déterminer si M. Bernier a des chances de faire élire plus d’un candidat

Pour participer au débat, les partis doivent satisfaire à deux critères sur trois établis. Ils doivent être représentés à la Chambre des communes par un député élu à titre de membre du parti, au moment du déclenchement des élections. Ils doivent présenter des candidats dans au moins 90 % des circonscriptions de la prochaine élection générale. Il faut également qu’ils aient obtenu au moins 4 % des voix aux dernières élections ou avoir une chance de faire élire des candidats lors de la prochaine élection.

« Le parti n’existait pas au moment de la dernière élection fédérale », de sorte qu’il ne respecte pas le premier critère, ni l’une des deux conditions du troisième, écrit la Commission dans un communiqué. L’organisation est toutefois d’avis que le Parti populaire répond à la condition de présenter des candidats dans 90 % des circonscriptions.

« On a demandé [à Maxime Bernier] d’identifier d’ici le 23 août trois à cinq circonscriptions où il pense avoir des chances pour son parti, a expliqué M. Cormier. On fera une étude approfondie à la fois du contexte politique et de ces comtés-là pour prendre une décision plus juste et éclairée. »

Les chefs du Bloc québécois, du Parti conservateur du Canada, du Nouveau Parti démocratique, du Parti libéral du Canada et du Parti vert du Canada s’affronteront respectivement le 7 octobre en anglais, et le 10 octobre en français. De son côté, le PPC a assuré qu’il continuera à faire valoir son point de vue à la Commission lors des prochaines semaines.

La Commission fera l’examen d’autres renseignements transmis par les partis ne répondant actuellement pas aux critères d’invitation. Les partis ont jusqu’au 9 septembre pour faire parvenir ces informations. La liste définitive des participants sera connue le 16 septembre prochain.