«Le Devoir» parmi les diffuseurs des débats des chefs

Les débats seront présentés avec un partenariat comprenant Radio-Canada/CBC, «Le Devoir», «La Presse», «L’Actualité», HuffPost Canada et HuffPost Québec, «The Toronto Star» et Torstar Chain, CTV, ainsi que Global.
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne Les débats seront présentés avec un partenariat comprenant Radio-Canada/CBC, «Le Devoir», «La Presse», «L’Actualité», HuffPost Canada et HuffPost Québec, «The Toronto Star» et Torstar Chain, CTV, ainsi que Global.

Une dizaine d’organisations de presse se partageront la production et la diffusion des deux débats des chefs ― en français et en anglais ― lors de la prochaine campagne électorale fédérale.

Le Devoir figure au sein du partenariat dévoilé mercredi par la Commission aux débats des chefs, aux côtés de Radio-Canada/CBC, La Presse, L’Actualité, HuffPost Canada et HuffPost Québec, CTV, Global ainsi que The Toronto Star.

Pour rappel, cette commission a été mise sur pied l’an dernier par le gouvernement Trudeau. Elle visait à mettre fin aux « manœuvres partisanes entourant les débats » et à garantir aux électeurs du pays au moins un débat dans les deux langues officielles. Les libéraux ont nommé à sa tête l’ex-gouverneur général David Johnston. L’ancien journaliste Michel Cormier en assure la direction générale.

« On revient à une formule qui existait déjà : les médias organiseront le débat des chefs. La différence aujourd’hui, c’est qu’ils reçoivent le mandat de le faire par une commission créée exprès pour ça », commente Jean-Thomas Léveillé, vice-président à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

« On n’est pas mécontent du résultat, ajoute-t-il. On pense que ça va donner lieu à de bons débats, mais on croit aussi que les médias étaient tout à fait capables de piloter l’exercice sans être chaperonnés par l’État. »

Les débats se tiendront dans la région d’Ottawa et Gatineau. La deuxième semaine d’octobre a été proposée par la Commission pour la tenue des deux événements ― soit le 7 pour le débat en anglais et le 10 pour celui en français ―, mais ces dates sont sujettes à changement.  

Les médias retenus par la Commission devront distribuer gratuitement le signal des joutes oratoires à « quiconque souhaite le relayer, qu’il s’agisse d’un citoyen, d’un groupe ou d’une association quelconque », a-t-il été précisé. Les débats devront également être traduits dans plusieurs langues, dont la langue des signes, et être sous-titrés pour les « personnes avec un handicap auditif ».

Qui plus est, les questions destinées aux chefs des partis politiques seront choisies par les médias partenaires, indépendamment de la Commission. « L'indépendance journalistique est centrale à notre processus », a assuré en entretien Michel Cormier.

« Les débats des chefs sont des moments charnières de toute campagne électorale et nous savons à quel point les Canadiens comptent sur les débats pour les aider à faire un choix éclairé, le jour du vote », a déclaré par voie de communiqué mercredi Luce Julien, directrice générale de l’information à Radio-Canada.

« Ce partenariat est en mesure de rejoindre un grand nombre de Canadiens, partout au pays, sur une grande variété de plateformes », s’est félicité pour sa part David Johnston. À titre de commissaire, celui-ci devra produire un rapport sur la nouvelle formule des débats des chefs, pour corriger s’il y a lieu les prochains rendez-vous dans quatre ans.