Plus de la moitié des candidats néodémocrates sont des femmes

Pour qu’il y ait au moins 40% de candidates durant la campagne automnale, il faudrait que près de 45% des candidats qui restent à nommer soient des femmes.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Pour qu’il y ait au moins 40% de candidates durant la campagne automnale, il faudrait que près de 45% des candidats qui restent à nommer soient des femmes.

Tandis que le DGE maintient la date des élections au 21 octobre, les aiguilles montent doucement : les grands partis fédéraux comptent à ce jour 37,1 % de femmes dans leurs rangs en vue des élections d’octobre, montre la dernière mise à jour de la Vigie parité du Devoir.

Avec un total de 919 candidats nommés (soit un peu plus de 64 % du nombre final), les libéraux, les conservateurs, les néodémocrates, les verts et les bloquistes ont pour le moment 341 femmes dans leurs rangs. Pour qu’il y ait au moins 40 % de candidates durant la campagne automnale, il faudrait que près de 45 % des candidats qui restent à nommer soient des femmes.

À l’échelle du Canada, c’est le Nouveau Parti démocratique (NPD) qui compte le plus fort pourcentage de femmes investies, avec 53,5 %. Le NPD a toutefois nommé beaucoup moins de candidats que les trois autres partis nationaux : il lui manque encore plus de 200 candidats.

Avec des effectifs presque complets (321 candidats sur 338), les conservateurs d’Andrew Scheer atteignent tout juste la barre des 30 % de candidates. En 2015, les femmes représentaient 20 % des candidats conservateurs.

Le Parti vert du Canada compte à ce jour 37,4 % de candidates, quelques points devant les libéraux de Justin Trudeau (35,6 %). Les deux partis doivent encore trouver une centaine de candidats.

En ne considérant que le Québec, on note dans la septième mise à jour de la Vigie parité que le NPD est également premier (63,2 % de femmes), mais qu’il n’a trouvé que le quart de ses candidats. Le Bloc québécois d’Yves-François Blanchet dépasse le seuil minimal de la parité, avec 41,7 % de femmes (près de la moitié des candidats ont été confirmés).

Le Parti vert (38,8 %, total de 49 candidats) et les conservateurs (37,5 % et 72 candidats sur 78) suivent, loin devant les libéraux (26, % de candidates dans la province, avec encore 29 candidats à être nommés). Tout mis ensemble, les cinq partis comptent 38,5 % de candidates au Québec.

Les engagements des partis

La dernière campagne électorale québécoise s’est conclue avec un nombre record de candidates (47 %), d’élues (42 %) et de ministres (50 % lors de la formation du cabinet).

Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, les partis représentés à la Chambre des communes ne promettent pas tant : la plupart s’engagent plutôt à faire des efforts pour avoir le plus de femmes possibles candidates.

Voici un tour d’horizon des positions de chacun d’entre eux, interpellés par Le Devoir.

Parti libéral du Canada (31 % de candidates en 2015). « À l’approche de l’élection de cet automne, notre parti veille à ce que son équipe de candidats soit à l’image de la diversité du Canada. En vertu des nouvelles règles nationales de sélection du Parti libéral, pour qu’une assemblée d’investiture puisse être convoquée, l’association de circonscription doit être en mesure de documenter sa recherche approfondie de candidates potentielles et d’autres candidats qui représentent la composition démographique de la collectivité. »

Parti conservateur du Canada (20 % de candidates en 2015). « Pour ce qui est de la représentativité des femmes, toute l’équipe de recrutement multiplie les efforts pour attirer des femmes avec des parcours personnels et professionnels variés au sein de notre formation politique. Cela étant dit, chacune des 338 associations conservatrices au Canada sélectionne son candidat par l’entremise d’un processus d’investiture ouvert et ce sont ultimement les membres de l’association qui ont le dernier mot sur le choix du candidat par leur vote. »

Parti vert du Canada (40 % de candidates en 2015). L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Nouveau Parti démocratique (43 % de candidates en 2015). L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Bloc québécois (28 % de candidates en 2015). L’équipe du chef Yves-François Blanchet dit que ce dernier a « exprimé clairement et avec insistance sa volonté que le Bloc québécois atteigne la zone paritaire dans les candidatures, la députation et les instances nationales. […] Le chef a donné le mandat au parti de se montrer proactif et accueillant à l’endroit des candidatures féminines. »

Parti populaire du Canada (inexistant en 2015). Aucun engagement sur cette question, la priorité étant de mettre sur pied des associations de circonscription et de trouver des candidats qui seront « les plus représentatifs possible du Canada ». Un premier décompte de leurs candidats indiquait le 9 juillet que 83 % d’entre eux sont des hommes.

Les chiffres de la Vigie parité sont basés sur les informations transmises par les partis et ne comptent que les candidats officiellement investis.

1 commentaire
  • Gilles Bonin - Inscrit 31 juillet 2019 06 h 53

    Ce qui m'intéresse

    le plus, c'est le nombre d'élues au bout de la ligne. Bien sûr, plus il y aura de candidates, plus il y aura le potentialité d'élues... ce pourrait être un énoncé inéluctable, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire pour y parvenir.
    Mais pour être taquin, regardons plus loin, soyons plus «in», «moderne», «inclusif -ve -xxx». J'ai comme l'impression qu'en ce beau monde «trans» la qualité de «femme» semble être en voie d'être éliminé tout comme celle «d'homme». Tenez: tous trans, ça ne réglerait-il pas le CAUSE? Je sais aussi que si cet «inéluctable» arrivait, on commencerait à parler de «trans-homme», «trans-femme», «trans-trans», car faudra bien se chercher des poux, c'est si humain, humaine, chose-genre...