Le chef de l’APN incite ses membres à travailler pour influencer les partis

Afin d'influencer les plateformes politiques pour les élections fédérales d'octobre, l’APN compte organiser des rencontres avec ceux qui les rédigent, a indiqué le chef national Perry Bellegarde.
Photo: Darryl Dyck Archives La Presse canadienne Afin d'influencer les plateformes politiques pour les élections fédérales d'octobre, l’APN compte organiser des rencontres avec ceux qui les rédigent, a indiqué le chef national Perry Bellegarde.

Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN) demande à ses membres de faire pression sur tous les partis afin d’influencer les plateformes politiques en vue des élections fédérales d’octobre.

Lors de l’assemblée générale de l’APN, mardi, à Fredericton, Perry Bellegarde a tenu à « souligner l’importance du vote et de l’influence exercée sur les plateformes de tous les partis ».

Il a affirmé que le groupe national avait été en mesure d’influencer les promesses des partis en 2015 avec son document Closing the Gap (Éliminer l’écart ), qui énonçait ses priorités.

Pour ce faire, l’APN avait organisé des rencontres avec ceux qui rédigent les plateformes, et l’organisation compte faire la même chose cette fois-ci, a indiqué M. Bellegarde.

Il a rappelé que 61,5 % des électeurs admissibles des Premières Nations avaient voté en 2015.

M. Bellegarde souhaite que les électeurs autochtones soient encore plus nombreux cet automne.

« Si vous voulez devenir premier ministre ou député, vous feriez mieux d’écouter nos gens et nos préoccupations, car nous votons maintenant et avons un impact, a-t-il soutenu. C’est ce qui va se passer en octobre. On ne va plus être mis de côté. »

Climat et justice réparatrice

M. Bellegarde a déclaré que la priorité absolue de l’APN était le changement climatique.

« J’appelle cela la destruction du climat, a-t-il affirmé. Nous devons montrer à tout le monde le processus pour passer à l’énergie propre. »

La deuxième priorité est la justice réparatrice — cela implique de reconnaître le maintien de l’ordre comme un service essentiel, mais également d’adopter une vision plus large du droit, a-t-il expliqué.

« Pourquoi y a-t-il tant de membres des Premières Nations en prison ? », a-t-il demandé.

« Il n’y a pas que la common law et le droit civil reconnus au Canada. Il doit y avoir une place pour le droit des Premières Nations et le droit naturel — le droit du Créateur », a-t-il souligné.

M. Bellegarde a également dit qu’il attendait de voir quels partis donneront suite à toutes les recommandations du rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Il a invité les membres des Premières Nations à faire un choix éclairé après avoir examiné les priorités des partis.

Une assemblée chargée

Parmi ceux qui doivent aussi prendre la parole mardi figure le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, et son ministre des Relations avec les Autochtones, Jake Stewart, de même que le maire de Fredericton, Michael O’Brien, et la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, Carolyn Bennett.

Mercredi, ce sera au tour de Seamus O’Regan, ministre des Services aux Autochtones, de la chef du Parti vert, Elizabeth May, et des députés Cathy McLeod, du Parti conservateur, et Guy Caron, du Nouveau Parti démocratique.

L’ordre du jour comprend une multitude de thèmes, dont les langues autochtones, le logement, les infrastructures et les services de gestion des urgences, la protection de l’enfance, l’environnement et le changement climatique.

Des séances des caucus régionaux de l’APN auront lieu à chacun des trois jours du congrès.