L’ancien ministre péquiste Réjean Hébert souhaite être candidat pour le PLC

Député de 2012 à 2014, Réjean Hébert avait été ministre de la Santé sous la première ministre Pauline Marois.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Député de 2012 à 2014, Réjean Hébert avait été ministre de la Santé sous la première ministre Pauline Marois.

L’ancien ministre péquiste Réjean Hébert a confirmé mardi matin qu’il souhaite être candidat pour le Parti libéral de Justin Trudeau à la prochaine élection fédérale qui aura lieu en octobre.

Il en a fait l’annonce officielle dans un restaurant du Vieux-Longueuil, sur la Rive-Sud, entouré de son conjoint, de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

M. Hébert briguera l’investiture de la circonscription fédérale de Longueuil-Saint-Hubert. Un autre candidat potentiel pour le PLC est déjà à pied d’œuvre sur le terrain. Il convient que le conseiller municipal Éric Beaulieu a une longueur d’avance, mais il a bon espoir de pouvoir rattraper le retard rapidement.

S’il est choisi comme candidat libéral, il devra affronter le député sortant, le néodémocrate Pierre Nantel.

M. Hébert dit vouloir aller sur la scène politique fédérale pour défendre des dossiers en santé qui lui tiennent à cœur comme les soins à domicile et l’impact des changements climatiques sur la santé des citoyens.

Même si les soins de Santé sont principalement offerts à la population par les gouvernements provinciaux, M. Hébert croit que le fédéral peut jouer un rôle important en ayant le recul nécessaire pour amener les provinces à aborder les soins différemment.

De plus, il dit avoir tourné la page sur cette opposition « souverainiste-fédéraliste ».

On doit passer à autre chose, a-t-il lancé. « Les Québécois ne veulent pas de référendum. J’ai bien vu ça en 2014 », a-t-il fait remarquer. Il a été défait lors de ce scrutin alors qu’il représentait la circonscription provinciale de Saint-François, en Estrie.

Député de 2012 à 2014, l’homme avait été ministre de la Santé sous la première ministre Pauline Marois.

Il est d’avis que le Parti libéral du Canada a innové avec des mesures bénéfiques comme l’allocation canadienne pour enfants qui a diminué la pauvreté et le supplément de revenu garanti pour les aînés. Selon lui, le Parti libéral peut contrer le conservatisme : « il ne faut pas retourner aux années Harper », a-t-il dit. Le médecin est actuellement doyen de l’École de Santé publique de l’Université de Montréal.