Trudeau confirme que Trump a parlé des Canadiens détenus en Chine

«Je peux confirmer que Donald Trump a interpellé son homologue chinois sur la question des Canadiens», a dit le premier ministre Justin Trudeau lors de l'annonce sur la ligne bleue du métro de Montréal.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne «Je peux confirmer que Donald Trump a interpellé son homologue chinois sur la question des Canadiens», a dit le premier ministre Justin Trudeau lors de l'annonce sur la ligne bleue du métro de Montréal.

Après avoir semé un doute dans les derniers jours, le premier ministre Justin Trudeau confirme maintenant que le président américain, Donald Trump, a soulevé le cas des deux Canadiens détenus en Chine avec le président chinois.

Il y a tout juste 48 heures, M. Trudeau s’était dit « confiant » que le président Trump avait parlé de cet enjeu, tel que promis, lors de sa rencontre bilatérale avec le président Xi Jinping en marge du G20 au Japon.

Mais lors de l’annonce sur la ligne bleue du métro de Montréal, jeudi, le premier ministre canadien a répondu à la question d’un journaliste avec plus d’assurance. « Oui, je peux confirmer que Donald Trump a interpellé son homologue chinois sur la question des Canadiens », a-t-il dit.

Depuis des mois, le Canada s’active à recruter des pays alliés pour qu’ils soulèvent la question de la détention de l’ancien diplomate Michael Kovrig et de l’entrepreneur Michael Spavor auprès de la Chine. Les deux Canadiens ont été arrêtés en décembre dernier, dans la foulée de l’arrestation au Canada de la directrice des finances de Huawei, Meng Wanzhou.

« C’est une question qui nous préoccupe, en tant que Canadiens, et c’est une question qui préoccupe aussi nos alliés dans le monde — pas juste les États-Unis, mais bien des pays qui ont eux aussi soulevé la question des deux Canadiens détenus par la Chine de façon arbitraire pour une situation diplomatique et politique », a ajouté M. Trudeau.

Mercredi, un porte-parole du gouvernement chinois s’était moqué du Canada et avait qualifié le pays de « naïf » de penser que les États-Unis pouvaient réellement s’impliquer dans les affaires qui n’étaient pas les leurs.

Le premier ministre Trudeau a défendu l’approche de son gouvernement dans cette crise diplomatique. Il n’est pas question de changer de stratégie, dit-il.

« Au contraire, je pense que ce qu’on est en train de voir, c’est le fait [qu’il y a] tellement d’alliés qui se préoccupent du sort des Canadiens, qui se préoccupent aussi du comportement de la Chine par rapport au Canada, et [que c’est] un comportement qui pourrait se reproduire sur d’autres pays. »

« Je pense que les gens comprennent bien, à travers le monde, que c’est un moment pour se rallier ensemble, pour défendre la règle de droit, les valeurs que nous partageons en tant que démocraties occidentales », a-t-il conclu.