Vigie parité fédérale, 5e compilation: 35,7% de candidates

Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, la plupart des partis représentés à la Chambre des communes s’engagent à faire des efforts pour avoir le plus de femmes candidates possible.
Photo: Adrian Wyld Archives La Presse canadienne Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, la plupart des partis représentés à la Chambre des communes s’engagent à faire des efforts pour avoir le plus de femmes candidates possible.

Plus de la moitié des candidats des grands partis ont été choisis en vue de la prochaine élection fédérale, et un peu plus du tiers d’entres eux sont des femmes, révèle la cinquième mise à jour de la Vigie parité du Devoir.

Avec un total de 731 candidats confirmés, les libéraux, les conservateurs, les néodémocrates, les verts et les bloquistes ont maintenant choisi 51 % de leurs candidats.

Près de quatre candidats conservateurs sur cinq ont déjà été investis : les troupes d’Andrew Scheer sont largement en avance sur les autres à cet égard. Les conservateurs sont à l’inverse en queue de peloton en matière de candidatures féminines, avec moins de 30 % de candidates à ce jour. À l’autre bout du spectre, le Nouveau Parti démocratique est celui qui a le moins de candidats investis (27 %), mais la plus forte proportion de femmes (51 %).

Suivent le Parti vert d’Elizabeth May (près de 40 %, ce qui est le seuil de la parité) et les libéraux de Justin Trudeau (34 %).

Au total, ce sont donc 35,7 % des candidats nommés qui sont des femmes — une hausse d’un point depuis la dernière recension. Pour atteindre le seuil de la zone paritaire, il faudrait que 44 % de tous les candidats qui restent à nommer soient des femmes.

Au Québec, où 45 % des candidats ont été investis, on compte pour le moment 36,7 % de candidates. Le NPD (60 %), les verts et le Bloc québécois (40 %) dépassent tous le seuil de la parité, alors que les conservateurs enregistrent ici de meilleurs résultats qu’au national (34,5 % de candidates). Ce sont les libéraux qui tirent le plus fortement la moyenne vers le bas, avec une candidate pour trois candidats.

Les engagements des partis

La dernière campagne électorale québécoise s’est conclue avec un nombre record de candidates (47 %), d’élues (42 %) et de ministres (50 % lors de la formation du cabinet).

Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, les partis représentés à la Chambre des communes ne promettent pas tant : la plupart s’engagent plutôt à faire des efforts pour avoir le plus de femmes possibles candidates. Tour d’horizon des positions de chacun d’entre eux, interpellés par Le Devoir.

Parti libéral du Canada (31 % de candidates en 2015). « À l’approche de l’élection de cet automne, notre parti veille à ce que son équipe de candidats soit à l’image de la diversité du Canada. En vertu des nouvelles règles nationales de sélection du Parti libéral, pour qu’une assemblée d’investiture puisse être convoquée, l’association de circonscription doit être en mesure de documenter sa recherche approfondie de candidates potentielles et d’autres candidats qui représentent la composition démographique de la collectivité. »

Parti conservateur du Canada (20 % de candidates en 2015). « Pour ce qui est de la représentativité des femmes, toute l’équipe de recrutement multiplie les efforts pour attirer des femmes avec des parcours personnels et professionnels variés au sein de notre formation politique. Cela étant dit, chacune des 338 associations conservatrices au Canada sélectionne son candidat par l’entremise d’un processus d’investiture ouvert et ce sont ultimement les membres de l’association qui ont le dernier mot sur le choix du candidat de par leur vote. »

Parti vert du Canada (40 % de candidates en 2015). L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Nouveau Parti démocratique (43 % de candidates en 2015). L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Bloc québécois (28 % de candidates en 2015). L’équipe du chef Yves-François Blanchet dit que ce dernier a « exprimé clairement et avec insistance sa volonté que le Bloc québécois atteigne la zone paritaire dans les candidatures, la députation et les instances nationales. […] Le chef a donné le mandat au parti de se montrer proactif et accueillant à l’endroit des candidatures féminines. »

Parti populaire du Canada (inexistant en 2015). Aucun engagement sur cette question, la priorité étant de mettre sur pied des associations de circonscription et de trouver des candidats qui seront « les plus représentatifs possible du Canada ».