Trudeau cautionne le terme «génocide»

Le premier ministre Justin Trudeau
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Le premier ministre Justin Trudeau

Le premier ministre Justin Trudeau accepte que le terme de « génocide » puisse s’appliquer au traitement réservé aux femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada.

La définition de « génocide » a soulevé un débat au pays lorsque l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a utilisé à plusieurs reprises ce terme très chargé dans son rapport final, publié lundi.

M. Trudeau a déploré mardi que les gens soient plongés dans ce débat sur le terme de « génocide » alors que l’accent devrait être mis sur les façons de mettre fin aux problèmes soulevés par la commission d’enquête : le traitement juste et diligent des dossiers de femmes autochtones disparues ou assassinées.

« Nous avons lancé une enquête où les commissaires devaient déceler la vérité et faire des recommandations, a-t-il rappelé. Les commissaires ont conclu que c’était un génocide et nous acceptons ce qu’elles ont trouvé. Mais notre emphase, évidemment, doit être, pas sur un débat sur les mots, mais sur les actions concrètes que nous allons prendre en tant que pays pour mettre fin à cette situation. »

Le premier ministre a ajouté que le Canada avait à plusieurs reprises laissé tomber les femmes et les filles autochtones de ce pays, et que ce dossier devrait constituer une priorité nationale.

M. Trudeau a tenu ces propos mardi après avoir annoncé un investissement annuel de 1,4 milliard $ pour promouvoir la santé et les droits des femmes dans le monde à partir de 2023.

Dans un discours lors d’une conférence à Vancouver sur l’égalité entre les sexes, il a expliqué que cet argent faisait du Canada un chef de file mondial en matière de financement des droits à la santé en matière de reproduction et de sexualité.