Menace de grève dans la fonction publique fédérale

Le président de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Chris Aylward
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le président de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Chris Aylward

Les fonctionnaires fédéraux pourraient être en grève plus tard cette année et ce sera au parti qui formera le gouvernement après les élections d’octobre de régler le problème.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) — le plus grand syndicat de fonctionnaires — a quitté la table de négociations visant à arriver à un nouveau contrat de travail, qui concerne plus de 100 000 travailleurs.

Par conséquent, un comité de trois personnes sera appelé à réexaminer ce qui s’est déroulé dans les pourparlers jusqu’à maintenant et à écrire un rapport, qui pourrait prendre plus de six mois à terminer. Et si rien ne change entre maintenant et une semaine après la présentation du rapport, l’AFPC pourra tenir un vote de grève.

Le syndicat affirme que le gouvernement a proposé à ses membres d’augmenter leurs salaires de 1,5 % par an, mais le président de l’Alliance, Chris Aylward, a déclaré que ses membres réclamaient des hausses de salaire supérieures à 3 %.

L’AFPC s’est retrouvée isolée la semaine dernière lorsque plus d’une dizaine d’autres syndicats ont signé un accord d’indemnisation des fonctionnaires lésés par le système de paye défaillant Phoenix.

Dans le cadre de cet accord, de nombreux employés du gouvernement bénéficieront de cinq jours supplémentaires de congés payés sur quatre ans et instaureront un nouveau processus permettant aux travailleurs directement concernés par le système de déposer des demandes d’indemnisation pécuniaire.