Le plan conservateur en environnement dévoilé avant la fin de la session

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer
Photo: Justin Tang La Presse canadienne Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, aura bel et bien un plan en environnement. Il reviendra au Québec pour le dévoiler « d’ici la fin de la session parlementaire » en juin.

M. Scheer en a fait l’annonce lors du conseil général de l’aile québécoise du parti qui réunit quelque 800 militants à Victoriaville, à moins de six mois des élections.

Il a donné peu de précisions sur ce plan en environnement dans son discours, se contentant de dire que ce sera un « vrai plan qui permettra de s’attaquer aux défis environnementaux du XXIe siècle ».

« Je peux déjà vous dire que notre plan ne sera pas de taxer davantage les Canadiens et que notre plan ne va pas donner des millions de dollars à des multinationales comme Loblaws pour qu’ils changent leurs réfrigérateurs », a ironisé le chef conservateur.

Gauthier fustige les écologistes et les médias

Selon l’ex-chef du Bloc québécois, Michel Gauthier, qui s’est joint aux troupes conservatrices, l’an dernier, Andrew Scheer ne devrait pas céder aux pressions des médias et des écologistes pour dévoiler son plan en environnement le plus rapidement possible.

« Ce que je voudrais surtout dire à M. Scheer, c’est de le présenter quand il sera prêt. C’est le genre de chose qu’on fait au moment où on le juge opportun — pas parce qu’il y a de la pression journalistique ou de la pression populaire, a lancé l’ex-politicien en mêlée de presse. Attention, il ne s’agit pas de se lancer dans une promotion de l’industrie pétrolière. Mais tous ceux qui vous disent : “le pétrole, je ne veux pas en entendre parler” doivent comprendre que ce sont des milliers d’emplois au Québec, que c’est la richesse canadienne et que ça contribue à nous envoyer un chèque de 13 milliards en chaque début d’année. »

M. Gauthier n’a pas été plus tendre à l’endroit de son ancien parti. À son avis, le Bloc québécois d’aujourd’hui ne ressemble en « absolument rien » à celui qu’il a dirigé et dont il a été le leader parlementaire pendant 13 ans.

« Le chef [Yves-François Blanchet] dit : “regardez-moi bien aller, on va être plus verts que le Parti vert !”. Mais moi, je dis aux verts : vous avez deux choix : le vrai Parti vert ou bien la copie. »

Jusqu’à présent, le parti compte 56 candidatures confirmées sur 78 circonscriptions au Québec. De ce nombre, le parti compte 41 % de candidatures féminines, ce qui place le nombre de candidats dans la zone paritaire.