Justin Trudeau en visite dans un centre d’évacuation de Gatineau

Comme son homologue québécois deux jours plus tôt, le premier ministre a rempli quelques sacs de sable avec des soldats.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Comme son homologue québécois deux jours plus tôt, le premier ministre a rempli quelques sacs de sable avec des soldats.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est allé constater de visu l’état des inondations à Gatineau.

 
M. Trudeau a entamé sa visite en début d’après-midi mercredi au centre d’évacuation des inondations de Gatineau. Aux côtés du maire de la ville, Maxime Pedneaud-Jobin, le premier ministre a déclaré qu’il faut se rendre à l’évidence, «avec les changements climatiques», ce sont des situations qui vont se répéter «de plus en plus souvent».

 
«Il va falloir qu’on continue à travailler ensemble, qu’on regarde avec les résidants comment on va pouvoir accepter que c’est une nouvelle réalité à laquelle on va faire face dans les années à venir. Il faut commencer à penser à comment on va s’adapter, comment on va aider les gens», a-t-il dit.

 
Puis, M. Trudeau a mis la main à la pâte. Comme son homologue québécois deux jours plus tôt, le premier ministre a rempli quelques sacs de sable avec des soldats.

 
Si, lundi, François Legault s’est contenté de trois pelletées avant de serrer des mains et de remercier les membres des Forces armées, M. Trudeau y a mis un peu plus d’efforts, tout comme sa conjointe, Sophie Grégoire, remplissant quelques sacs.

 
Il a, lui aussi, remercié les militaires, affirmant que leur présence est «quelque chose qui rassure les gens».

 
En raison de la crue de la rivière des Outaouais, la région de Gatineau est l’une des plus affectées du Québec par les inondations printanières, tout comme ce fut le cas en 2017.
La sécurité civile prévoyait mardi que le secteur de Gatineau, en allant vers l’archipel de Montréal, subira au cours des prochaines heures une légère hausse des niveaux d’eau. Les millimètres de pluie tombés mardi soir et mercredi matin dans le sud-ouest du Québec contribuent à cette hausse.

 

Simon Legault, météorologue à Environnement Canada, estime que cette pluie peut affecter les niveaux des rivières, mais puisqu’en revanche il y a décrue en certains endroits, les précipitations pourraient simplement ralentir la baisse des niveaux d’eau.


La Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais signalait récemment que la combinaison des précipitations et de la fonte de la neige du bassin versant avait le potentiel de causer d’importantes crues dans la rivière des Outaouais. La semaine dernière, la Commission signalait que le couvert de neige au sol pour une grande partie du bassin versant était deux fois plus important que la normale pour cette période de l’année.

 
Les principaux réservoirs du nord du bassin versant peuvent retenir une grande partie du ruissellement de ce secteur. Toutefois, dans le centre et le sud du bassin, les ouvrages ont une capacité d’emmagasinement négligeable. Par conséquent, ils ne peuvent réduire significativement la hausse des débits et des niveaux d’eau engendrée par le ruissellement printanier.

Le plus récent bilan de la sécurité civile fait état de 1377 personnes évacuées au Québec, dont près des deux tiers le long de la rivière Chaudière en Beauce, et de 1941 résidences inondées.