Vigie parité fédérale, 3e compilation: 34,5% de candidates

Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, la plupart des partis représentés à la Chambre des communes s’engagent à faire des efforts pour avoir le plus de femmes possibles candidates.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, la plupart des partis représentés à la Chambre des communes s’engagent à faire des efforts pour avoir le plus de femmes possibles candidates.

Il reste six mois avant les élections, et les principaux partis politiques fédéraux ont déjà nommé près de 40 % de leurs candidats. Or, ils s’en tiennent pour le moment à un ratio d’un tiers de femmes pour deux tiers d’hommes, révèle la troisième mise à jour de la Vigie parité.

Sur 548 candidats confirmés, on compte donc à ce jour 34,5 % de femmes qui porteront les couleurs des libéraux, des conservateurs, des néodémocrates, des verts ou du Bloc québécois. Le seuil de la zone paritaire se situe à 40 %. Pour l’atteindre, il faudrait que près de 44 % de tous les candidats qui restent à nommer soient des femmes.


 

À l’échelle nationale, le Nouveau Parti démocratique (50 %) et le Parti vert (45 %) sont les deux seuls à dépasser ce niveau. Ce sont aussi les deux seuls à avoir pris un engagement ferme à présenter un nombre égal d’hommes et de femmes en vue du scrutin du 21 octobre.

Les libéraux fédéraux ont pour leur part 35 % de candidates, légèrement mieux qu’en 2015 (31 % de candidates). Avec près de 28 %, les conservateurs tirent de l’arrière, mais font également mieux qu’il y a quatre ans (20 % de candidates).

Au Québec, le résultat global des cinq partis est similaire (32,8 % de candidates) à celui enregistré partout au pays. Un peu moins du tiers des candidats ont été confirmés à ce jour. Seule différence notable : les conservateurs ont plus de candidates (32,6 %) que les libéraux (22,6 %). Le Bloc québécois entame son processus de nomination, avec une femme confirmée sur six personnes investies.

Les engagements des partis

La dernière campagne électorale québécoise s’est conclue avec un nombre record de candidates (47 %), d’élues (42 %) et de ministres (50 % lors de la formation du cabinet).

Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, les partis représentés à la Chambre des communes ne promettent pas tant : la plupart s’engagent plutôt à faire des efforts pour avoir le plus de femmes possibles candidates. Tour d’horizon des positions de chacun d’entre eux, interpellés par Le Devoir :

Parti libéral du Canada (31 % de candidates en 2015) :

« À l’approche de l’élection de cet automne, notre parti veille à ce que son équipe de candidats soit à l’image de la diversité du Canada. En vertu des nouvelles règles nationales de sélection du Parti libéral, pour qu’une assemblée d’investiture puisse être convoquée, l’association de circonscription doit être en mesure de documenter sa recherche approfondie de candidates potentielles et d’autres candidats qui représentent la composition démographique de la collectivité. »

Parti conservateur du Canada (20 % de candidates en 2015) :

« Pour ce qui est de la représentativité des femmes, toute l’équipe de recrutement multiplie les efforts pour attirer des femmes avec des parcours personnels et professionnels variés au sein de notre formation politique. Cela étant dit, chacune des 338 associations conservatrices au Canada sélectionne son candidat par l’entremise d’un processus d’investiture ouvert et ce sont ultimement les membres de l’association qui ont le dernier mot sur le choix du candidat de par leur vote. »

Parti vert du Canada (40 % de candidates en 2015) :

L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Nouveau Parti démocratique (43 % de candidates en 2015) :

L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Bloc québécois (28 % de candidates en 2015) :

L’équipe du chef Yves-François Blanchet dit que ce dernier a « exprimé clairement et avec insistance sa volonté que le Bloc québécois atteigne la zone paritaire dans les candidatures, la députation et les instances nationales. […] Le chef a donné le mandat au parti de se montrer proactif et accueillant à l’endroit des candidatures féminines. »

Parti populaire du Canada (inexistant en 2015) :

Aucun engagement sur cette question, la priorité étant de mettre sur pied des associations de circonscription et de trouver des candidats qui seront « les plus représentatifs possible du Canada ».