Vigie parité fédérale, 2e compilation: 32,5% de candidates

Les principaux partis présents à Ottawa se dirigent vers un ratio hommes-femmes identique à celui enregistré en 2015.
Photo: Michel Comte Agence France-Presse Les principaux partis présents à Ottawa se dirigent vers un ratio hommes-femmes identique à celui enregistré en 2015.

Après avoir nommé quelque 34 % de leurs candidats en vue des élections d’octobre, les principaux partis présents à Ottawa se dirigent vers un ratio hommes-femmes identique à celui enregistré en 2015 : pour chaque candidate, on compte présentement deux candidats.

C’est ce que révèle la première mise à jour de la Vigie parité fédérale, ce projet du Devoir qui mesure le pourcentage de candidates investies dans chaque parti en vue des prochaines élections.

À près de 200 jours du prochain scrutin, on observe ainsi que 32,5 % des 492 candidats investis par le Parti libéral du Canada (PLC), le Parti conservateur du Canada (PCC), le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Parti vert du Canada (PVC) et le Bloc québécois sont des femmes. Il y a 338 circonscriptions au fédéral.

Le résultat est presque identique si l’on compte seulement le bassin de candidats investis au Québec, qui compte 78 circonscriptions fédérales. Il y a présentement 31,5 % de femmes parmi les 108 candidats confirmés par ces cinq partis. Le PVC se démarque à l’échelle de la province, avec 48 % de candidates (sur 25).

Les verts et les néodémocrates sont autrement en avance à l’échelle nationale : ce sont les deux seuls partis à dépasser le seuil de la zone paritaire (40 %). Ils avaient aussi dominé le classement en 2015.

Les engagements des partis

La dernière campagne électorale québécoise s’est conclue avec un nombre record de candidates (47 %), d’élues (42 %) et de ministres (50 % lors de la formation du cabinet). Des résultats qui découlaient notamment des engagements des quatre grands partis d’avoir au moins 40 % de candidatures féminines.

Pour l’élection fédérale d’octobre 2019, les partis représentés à la Chambre des communes ne promettent pas tant : la plupart s’engagent plutôt à faire des efforts pour avoir le plus de femmes possibles candidates. Tour d’horizon des positions de chacun, interpellés par Le Devoir :

Parti libéral du Canada (31 % de candidates en 2015) :

« À l’approche de l’élection de cet automne, notre parti veille à ce que son équipe de candidats soit à l’image de la diversité du Canada. En vertu des nouvelles règles nationales de sélection du Parti libéral, pour qu’une assemblée d’investiture puisse être convoquée, l’association de circonscription doit être en mesure de documenter sa recherche approfondie de candidates potentielles et d’autres candidats qui représentent la composition démographique de la collectivité. »

Parti conservateur du Canada (20 % de candidates en 2015) :

« Pour ce qui est de la représentativité des femmes, toute l’équipe de recrutement multiplie les efforts pour attirer des femmes avec des parcours personnels et professionnels variés au sein de notre formation politique. Cela étant dit, chacune des 338 associations conservatrices au Canada sélectionne son candidat par l’entremise d’un processus d’investiture ouvert et ce sont ultimement les membres de l’association qui ont le dernier mot sur le choix du candidat de par leur vote. »

Parti vert du Canada (40 % de candidates en 2015) :

L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Nouveau Parti démocratique (43 % de candidates en 2015) :

L’objectif pour 2019 est d’avoir 50 % de candidatures féminines.

Bloc québécois (28 % de candidates en 2015) :

L’équipe du chef Yves-François Blanchet dit que ce dernier a « exprimé clairement et avec insistance sa volonté que le Bloc québécois atteigne la zone paritaire dans les candidatures, la députation et les instances nationales. […] Le chef a donné le mandat au parti de se montrer proactif et accueillant à l’endroit des candidatures féminines. »

Parti populaire du Canada (inexistant en 2015) :

Aucun engagement sur cette question, la priorité étant de mettre sur pied des associations de circonscription et de trouver des candidats qui seront « le plus représentatif possible du Canada ».