Brian Mulroney est critiqué pour avoir traité Amanda Simard de petite fille

<p>En faisant allusion à Mme Simard, qui vient d’avoir 30 ans, Brian Mulroney a ajouté que la petite fille qui a démissionné, elle est partie ; c’est fini.</p>
Photo: Sean Kilpatrick Archives La Presse canadienne

En faisant allusion à Mme Simard, qui vient d’avoir 30 ans, Brian Mulroney a ajouté que la petite fille qui a démissionné, elle est partie ; c’est fini.

Le qualificatif de petite fille employé par Brian Mulroney pour désigner la députée indépendante ontarienne Amanda Simard a provoqué des réactions négatives sur les médias sociaux en Ontario, y compris de la principale intéressée.

Dans une entrevue diffusée dimanche soir par Radio-Canada à l’émission Tout le monde en parle, l’ancien premier ministre du Canada a souligné que sa fille Caroline, qui est ministre des Affaires francophones en plus d’être procureure générale de l’Ontario, était toujours en poste pour défendre les francophones de l’Ontario. En faisant allusion à Mme Simard, qui vient d’avoir 30 ans, il a ajouté que la petite fille qui a démissionné, elle est partie ; c’est fini.

En début de journée lundi, Amanda Simard a écrit sur Twitter que M. Mulroney avait tenté de défendre sa fille qui, à son avis, a complètement laissé tomber les Franco-Ontariens. Elle a ajouté que l’ancien premier ministre avait fait de grandes choses pour le Canada, mais que ses propos appartenaient à une autre époque et qu’ils n’avaient pas leur place dans une société respectueuse et égalitaire.

Dans un message également transmis sur Twitter quelques heures plus tôt, le député du Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Ontario, Guy Bourgouin, a répondu à l’ancien premier ministre Mulroney que l’héritage et la culture des francophones de l’Ontario ne sont pas que de simples monnaies d’échange.

Amanda Simard a été élue députée de Glengarry-Prescott-Russell pour le Parti progressiste-conservateur de l’Ontario aux élections générales de l’an dernier. Quelques mois plus tard, elle a claqué la porte du parti devant le refus du premier ministre Doug Ford d’annuler l’abolition du projet universitaire francophone et d’assurer la survie d’un commissariat indépendant aux services en français.

La décision d’Amanda Simard avait alors été saluée par plusieurs personnalités de la francophonie ontarienne. La position du gouvernement Ford dont Caroline Mulroney fait partie a cependant été largement critiquée.

Amanda Simard a prévu répondre en après-midi à 13 h aux questions qui lui seront soumises sur la page Facebook du média franco-ontarien ONFR-TFO.