Joyce Murray succède à Jane Philpott à la présidence du Conseil du Trésor

La décision de promouvoir Joyce Murray a été prise après que la députée ontarienne Jane Philpott eut quitté le gouvernement à la suite de la controverse liée à SNC-Lavalin.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La décision de promouvoir Joyce Murray a été prise après que la députée ontarienne Jane Philpott eut quitté le gouvernement à la suite de la controverse liée à SNC-Lavalin.

Pour son troisième remaniement ministériel en trois mois, le premier ministre Justin Trudeau a opté pour la simplicité : il a fait accéder au cabinet la députée Joyce Murray en remplacement de la démissionnaire Jane Philpott au Conseil du Trésor, évitant ainsi tout nouveau jeu de chaises musicales.
 

Mme Murray arrive à la table des ministres avec dans son bagage une expérience ministérielle provinciale : de 2001 à 2005, elle a été ministre de la Protection de l’eau, de la terre et de l’air puis de la Gestion des services dans le gouvernement libéral de Gordon Campbell. Mme Murray s’était auparavant fait connaître grâce à l’entreprise de reboisement — Brinkman and Associates Reforestation — qu’elle et ses amis ont fondée et qui est devenue incontournable dans la province, se vantant en 2012 d’avoir planté son milliardième arbre.


Mme Murray a été élue à la Chambre des communes pour la première fois en 2008 lors d’une élection partielle. En 2012, elle s’était présentée à la direction du Parti libéral du Canada. Mais contre Justin Trudeau, elle n’a eu aucune chance. Elle a terminé deuxième d’une course à six, mais avec seulement 10% des voix.
 

L’arrivée de Mme Murray rétablit la parité au Conseil des ministres, qui compte maintenant 17 femmes et autant d’hommes, auxquels s’ajoute M. Trudeau.
 

Ce nouveau remaniement ministériel a été rendu nécessaire par le départ, il y a deux semaines, de Jane Philpott, qui a quitté le cabinet dans la foulée de l’affaire SNC-Lavalin et par solidarité avec son amie Jody Wilson-Raybould, qui a démissionné pour sa part le 14 février. Dans sa lettre de démission, Mme Philpott avait indiqué qu’il était devenu « intenable » pour elle de faire preuve de solidarité ministérielle.
 

« Malheureusement, a-t-elle écrit, les efforts par des politiciens et/ou des hauts fonctionnaires pour mettre de la pression sur l’ancienne procureure générale afin qu’elle intervienne dans la poursuite criminelle impliquant SNC-Lavalin et le contenu de ces efforts soulèvent de sérieuses préoccupations à mes yeux. » Tant Mme Philpott que Mme Wilson-Raybould disent vouloir rester au caucus libéral. Les deux ont été confirmées comme candidates pour l’élection de cet automne.