Le Canada lance officiellement la procédure d’extradition contre Meng Wanzhou

La directrice des finances de la société chinoise Huawei, Meng Wanzhou
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne La directrice des finances de la société chinoise Huawei, Meng Wanzhou

Le ministère fédéral de la Justice a donné vendredi le feu vert à la procédure d’extradition contre la directrice des finances de la société chinoise Huawei, Meng Wanzhou, qui est accusée de fraude aux États-Unis.

Il s’agit d’une formalité juridique, qui permettra maintenant au tribunal d’entendre les arguments sur le fond : accepter ou non la demande américaine pour que Mme Meng soit extradée aux États-Unis pour répondre aux accusations de fraude.

Après un examen de la preuve dans cette affaire, le ministère de la Justice est « convaincu que les conditions dans la Loi sur l’extradition ont été remplies et qu’il existe suffisamment de preuves à présenter devant un juge d’extradition ».

Au final, ce sera toutefois au ministre canadien de la Justice, David Lametti, de décider si Mme Meng sera extradée aux États-Unis. Pour cette raison, son ministère a précisé vendredi dans un communiqué qu’il ne commentera pas le dossier.

La cause reviendra mercredi devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique. Le tribunal confirmera alors qu’un arrêté introductif d’instance a été délivré et fixera une date pour l’audience proprement dite en matière d’extradition. Mme Meng demeure en liberté sous caution pour la suite des procédures.

Le gouvernement chinois a reproché au Canada de donner suite à la requête américaine, qu’il qualifie de « politique ».

Le premier ministre Justin Trudeau a répété que le Canada ne fait que respecter la loi dans ce dossier.

On a demandé vendredi au porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, s’il croyait que le gouvernement Trudeau adoptait des approches différentes dans les dossiers de Mme Meng et de SNC-Lavalin. Il a répondu que les gens de bonne foi sauront bien faire la part des choses.