La vague orange n’est plus, décrètent des libéraux

La ministre Mélanie Joly (à droite) a été sans équivoque à l’issue de la victoire de Rachel Bendayan à l’élection complémentaire dans la circonscription d’Outremont: la vague orange n’est plus.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne La ministre Mélanie Joly (à droite) a été sans équivoque à l’issue de la victoire de Rachel Bendayan à l’élection complémentaire dans la circonscription d’Outremont: la vague orange n’est plus.

La vague orange qui a déferlé sur le Québec en 2011 s’est résorbée et a fait place à une mer d’huile.

C’est du moins l’avis de plusieurs ministres libéraux croisés mardi matin, au lendemain de la victoire de Rachel Bendayan à l’élection complémentaire dans la circonscription d’Outremont.

Selon eux, la reconquête de la forteresse libérale dont Thomas Mulcair s’était emparé en 2007, jetant les bases de la vague orange, vient mettre fin au phénomène.

La ministre Mélanie Joly a été sans équivoque à l’issue de la victoire : la vague orange n’est plus.

« Pendant longtemps, on a parlé de la fameuse vague orange qui avait déferlé sur le Québec. Je pense qu’avec l’élection des libéraux hier, c’est la fin de la vague orange, et on peut parler d’un ressac de la vague orange », a-t-elle offert avant la rencontre du cabinet.

La ministre montréalaise a fait remarquer que bon nombre des députés qui se sont fait élire sous la bannière orange avaient décidé de ne pas se représenter en 2019.

Son collègue François-Philippe Champagne a abondé dans le même sens.

« C’est la fin. Regardez les résultats », a-t-il lâché en mêlée de presse avant d’entrer, lui aussi, dans la salle du conseil des ministres.

Et selon lui, tout cela est de bon augure pour les troupes libérales, à quelques mois des élections générales d’octobre 2019.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, estime que l’état actuel du mouvement néodémocrate dans la province s’apparente davantage à une mer d’huile qu’à de la houle.

« Il m’apparaît assez clair qu’il n’y a pas de vague, selon moi. Pour parler en ces termes, il me semble que c’est une mer assez calme », a-t-il affirmé avant d’entrer, lui aussi, au cabinet.

Plus philosophe, Pablo Rodriguez a fait valoir qu’il était hasardeux de se lancer dans des prédictions en politique.

« Je ne dirais jamais ça. Il faut toujours approcher la politique de façon humble », a-t-il soutenu après la rencontre du cabinet.

« Ça a été de bons résultats hier, on a fini premier ou deuxième partout, mais il faut toujours aller chercher la confiance (de la population) », a enchaîné le ministre du Patrimoine canadien.

La bonne nouvelle, pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), était du côté de l’ouest : le chef Jagmeet Singh a remporté son pari en se faisant élire dans Burnaby-Sud.

La vague orange n’est plus, décrètent des libéraux