Un meilleur accès à la résidence permanente pour les aides familiaux étrangers

Le ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen
Photo: Justin Tang La Presse canadienne Le ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen

Le gouvernement de Justin Trudeau s’apprête à lancer deux nouveaux projets pilotes pour permettre aux aides familiaux étrangers d’être accompagnés de leur propre famille et d’avoir un meilleur accès à la résidence permanente.

Il est question des travailleurs étrangers qui prennent soin d’enfants en milieu familial ou encore qui permettent le maintien à domicile de personnes ayant des besoins médicaux spéciaux par exemple.

En vertu de ces nouveaux programmes, les aidants bénéficieront d’une plus grande flexibilité pour changer d’employeur, au besoin.

Les obstacles les empêchant de faire venir leurs proches seront également abolis. Des permis de travail ouverts seront offerts à leur conjoint, de même que des permis d’études pour les enfants à leur charge.

« Les aides familiaux donnent des soins aux familles canadiennes qui ont de tels besoins, et il est temps maintenant qu’en retour le Canada prenne soin de ces aides familiaux », a déclaré le ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen, dans un communiqué, samedi.

Les candidats seront dorénavant évalués en fonction des critères de résidence permanente avant de commencer à travailler au Canada. Après avoir obtenu deux années d’expérience, ils pourront se prévaloir de la voie d’accès direct au statut de résident permanent.

Ces programmes quinquennaux viendront remplacer le « Programme de la garde d’enfants » et le « Programme des soins aux personnes ayant des besoins médicaux élevés », décrits comme « inefficaces ».

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada rapporte que de nombreux travailleurs étrangers arrivés au pays par le biais de ces programmes n’ont découvert que plus tard qu’ils n’étaient pas admissibles à la résidence permanente.

Les anciens programmes exigeaient de ceux qui souhaitaient s’établir en sol canadien qu’ils se soumettent à une évaluation de leurs compétences linguistiques en anglais ou en français. Les demandeurs devaient également démontrer qu’ils avaient une scolarité équivalente à un diplôme canadien d’au moins un an d’études postsecondaires.

Une voie d’accès provisoire à la résidence permanente sera lancée en réponse à cette situation pour une durée de trois mois, soit du 4 mars au 4 juin 2019.

Les nouveaux « Programme pilote pour les gardiens et gardiennes d’enfants en milieu familial » et « Programme pilote pour aides familiaux à domicile » seront lancés plus tard cette année. Ils accepteront un maximum annuel de 5 500 demandeurs. Ce total ne tient pas compte des conjoints et enfants qui pourraient les suivre au pays.