Un convoi «pour les oléoducs» arrive sur la colline du Parlement à Ottawa

Un convoi de citoyens de l’Ouest canadien en colère est arrivé sur la colline du Parlement mardi pour protester contre les politiques énergétiques et environnementales du gouvernement Trudeau.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Un convoi de citoyens de l’Ouest canadien en colère est arrivé sur la colline du Parlement mardi pour protester contre les politiques énergétiques et environnementales du gouvernement Trudeau.

Un convoi de citoyens en grande partie originaires de l’ouest du pays est arrivé sur la colline du Parlement mardi pour protester contre les politiques énergétiques et environnementales du gouvernement Trudeau.

Des dizaines de personnes se sont rassemblées mardi matin sur les pelouses du Parlement, de la neige jusqu’aux genoux, pour entendre les discours.

Selon l’organisateur en chef, Glen Carritt, le groupe souhaite surtout la construction « immédiate » d’oléoducs pour faire sortir le pétrole des sables bitumineux.

Les participants sont aussi insatisfaits de la signature par le Canada du Pacte mondial des Nations unies sur les migrations.

Le convoi de véhicules « United We Roll » s’était ébranlé à Red Deer, en Alberta, il y a cinq jours, à la Saint-Valentin. Il s’est dirigé vers l’est pendant quatre jours, avec des arrêts sporadiques pour des manifestations.

Les participants veulent que le gouvernement libéral de Justin Trudeau supprime la « taxe sur le carbone » et abandonne deux projets de loi présentement à l’étude au Parlement : le premier resserrerait les évaluations environnementales de projets énergétiques, et le second interdirait le passage de pétroliers au large de la côte nord de la Colombie-Britannique.

Jerry Fetting, propriétaire d’une petite entreprise de Stony Plain, en Alberta, a expliqué mardi qu’il avait été durement frappé par la chute des prix du pétrole ces dernières années.

Le maître de cérémonie, Ron Barr, a répété à maintes reprises à la foule, mardi matin, de laisser les journalistes faire leur travail, en leur disant qu’ils essayaient simplement de rapporter la nouvelle.

Le convoi a attiré un temps des éléments d’extrême droite. Glen Carritt avait d’abord nommé son groupe le « convoi des gilets jaunes », mais il s’est ravisé lorsque son mouvement a été lié à des gens propageant de la haine envers les musulmans et les immigrants.