Le gouvernement canadien recommande d’éviter «tout voyage» au Venezuela

<p>La ministre Freeland a insisté sur le fait que la transition vers la démocratie devait s’effectuer de façon pacifique, sans usage de la force.</p>
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne

La ministre Freeland a insisté sur le fait que la transition vers la démocratie devait s’effectuer de façon pacifique, sans usage de la force.

Le gouvernement canadien déconseille dorénavant « tout voyage » au Venezuela.

Le niveau de risque a été haussé mardi sur le site gouvernemental consacré aux conseils pour les voyageurs à la lumière de la crise politique et humanitaire qui secoue le pays.

Le « nombre élevé de crimes violents », « l’instabilité politique et économique » et « la dégradation des conditions de vie élémentaires » sont à l’origine de la décision, lit-on sur ce site Web.

On y précise, comme toujours, que la décision de voyager demeure « un choix » et que chacun a « la responsabilité de veiller à [sa] sécurité personnelle à l’étranger ».

Le niveau de risque était auparavant fixé à « évitez tout voyage non essentiel ».

La Syrie, l’Afghanistan et l’Irak font partie des pays pour lesquels le gouvernement canadien recommande d’éviter tout voyage.

Le Venezuela est plongé dans une grave crise politique, le président Nicolas Maduro s’accrochant au pouvoir en dépit des appels à sa démission.

Son opposant Juan Guaidó s’est autoproclamé président par intérim, et c’est à lui que de nombreux pays occidentaux, dont le Canada, ont offert leur appui.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, accueillait lundi à Ottawa ses homologues du groupe de Lima afin de faire le point sur la situation.

Dans sa déclaration de clôture, le regroupement a demandé aux forces armées du Venezuela de larguer Nicolás Maduro et d’offrir plutôt leur loyauté à Juan Guaidó.

La ministre Freeland a insisté sur le fait que la transition vers la démocratie devait s’effectuer de façon pacifique, sans usage de la force.

Le gouvernement du Canada a profité de la réunion pour annoncer une aide 53 millions $ destinée aux Vénézuéliens affectés par la crise, incluant les près de trois millions de réfugiés.

Au bureau de la ministre Freeland, mardi, on a spécifié que le rehaussement du niveau d’alerte n’était pas directement lié à ce qui s’était discuté lors de la rencontre du groupe de Lima.