Un autre Canadien aurait été arrêté en Chine

Deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, sont déjà détenus en Chine depuis le mois de décembre, car les autorités chinoises les accusent d’avoir mis en danger la sécurité nationale.
Photo: Mark Schiefelbein Associated Press Deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, sont déjà détenus en Chine depuis le mois de décembre, car les autorités chinoises les accusent d’avoir mis en danger la sécurité nationale.

Un autre Canadien aurait été arrêté en Chine cette fois-ci relativement à des allégations de fraude.

Selon le South China Morning Post, qui cite des médias locaux, un Canadien de 61 ans est accusé de fraude envers une entreprise de divertissement pour la somme de 375 millions de dollars.

L’homme, dont le nom complet n’apparaît pas dans l’article, aurait tenté d’utiliser de faux documents pour transférer l’argent du compte de l’entreprise vers un compte à Hong-Kong.

Affaires mondiales Canada n’a pas immédiatement répondu à un message de La Presse canadienne pour commenter l’affaire, mais l’arrestation survient alors que les relations entre les deux pays sont particulièrement tendues.

Deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, sont détenus en Chine depuis le mois de décembre, car les autorités chinoises les accusent d’avoir mis en danger la sécurité nationale.

Leur arrestation est survenue peu de temps après que les autorités canadiennes eurent arrêté à Vancouver Meng Wanzhou, une dirigeante du géant chinois des technologies Huawei, à la demande des États-Unis qui l’accusent de fraude.

Dans la même foulée, un autre Canadien, Robert Lloyd Schellenberg, avait reçu la peine capitale pour une condamnation de trafic de drogue, après avoir été condamné plus tôt à 15 ans de prison.

McCallum congédié

Cette arrestation survient au lendemain du congédiement de l’ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum, qui a quitté ses fonctions à la demande de Justin Trudeau.

Selon une déclaration du cabinet du premier ministre publiée samedi, Justin Trudeau a demandé à M. McCallum de lui remettre sa démission vendredi soir.

Ce dernier s’était mis dans l’eau chaude plus tôt cette semaine en déclarant que Meng Wanzhou, la directrice financière du géant technologique chinois Huawei, dispose d’arguments juridiques solides pour éviter l’extradition.

Justin Trudeau avait initialement rejeté les appels au congédiement de l’ambassadeur.

Bien que le premier ministre n’ait pas immédiatement expliqué son changement de cap, l’annonce du rappel de M. McCallum survient après que celui-ci s’est à nouveau exprimé sur cette affaire.