La directrice financière de Huawei libérée sous caution

La directrice financière de l'entreprise chinoise Huawei, Meng Wanzhou, dessinée avec ses avocats lors d'une audience devant les tribunaux de la Colombie-Britannique
Photo: Jane Wolsak La Presse canadienne La directrice financière de l'entreprise chinoise Huawei, Meng Wanzhou, dessinée avec ses avocats lors d'une audience devant les tribunaux de la Colombie-Britannique

La directrice financière du géant chinois de la technologie Huawei a obtenu sa libération conditionnelle en Colombie-Britannique, mardi. Elle devra notamment verser une caution de 10 millions de dollars.

Meng Wanzhou, âgée de 46 ans, avait été arrêtée le 1er décembre lors d’une correspondance à Vancouver. Les États-Unis réclament son extradition pour qu’elle réponde à des accusations de fraude liées à des contrats qu’elle aurait conclus avec l’Iran en violation des sanctions américaines décrétées contre Téhéran.

Le juge William Ehrcke, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, a accepté mardi de la libérer sous caution, estimant qu’elle ne risquait pas de s’enfuir pendant la suite des procédures.

Le juge a imposé 16 conditions à sa libération, notamment de porter un bracelet électronique pour suivre ses déplacements.

Mme Meng devra aussi remettre ses deux passeports, respecter un couvre-feu de 23 h à 6 h dans l’une de ses deux résidences de Vancouver et demeurer dans la région en tout temps.

L’avocat de la femme d’affaires, David Martin, avait présenté au juge une liste d’amis et d’associés prêts à verser des cautions pour garantir qu’elle ne s’enfuirait pas du Canada.

Le juge Ehrcke a demandé des garanties supplémentaires après avoir contesté l’admissibilité du mari de Mme Meng, Liu Xiaozong, en tant que garant.

M. Liu s’était engagé à verser un total de 15 millions — la valeur de deux maisons à Vancouver, plus un million de dollars en argent comptant — et à rester aux côtés de sa femme pour s’assurer qu’elle se conforme aux conditions imposées par le tribunal.

Le juge Ehrcke a toutefois souligné que M. Liu se trouvait au Canada uniquement en vertu d’un visa de visiteur de six mois et que les garanties financières devaient être fournies par des résidants de la Colombie-Britannique.