Ottawa s’engage à reconnaître le droit à l’autodétermination des Autochtones

Le secrétaire parlementaire Marc Miller
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le secrétaire parlementaire Marc Miller

Ottawa s’engage à faire progresser la nation Mi’kmaq et à reconnaître le droit inhérent à l’autodétermination des peuples autochtones, a soutenu mercredi un haut responsable fédéral lors d’un sommet sur l’autonomie des Premières Nations, à Halifax.

Marc Miller, secrétaire parlementaire de la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, a déclaré que la mise en oeuvre des traités et l’édification d’une nation commençaient par le retrait des Autochtones de la Loi sur les Indiens.

M. Miller, député libéral montréalais, a rappelé aux centaines de délégués que « les contraintes paternalistes de la Loi sur les Indiens menaient directement à la dépendance, à l’isolement et aux indignités », et que ces « erreurs ne devaient pas être répétées ».

Le premier ministre Justin Trudeau a lancé plus tôt cette année un processus national d’engagements envers les peuples autochtones.

Un nouveau cadre législatif, qui doit être élaboré en partenariat avec tous les Autochtones — les Premières Nations, les Métis et les Inuits —, vise à reconnaître et à mettre en oeuvre les droits des peuples autochtones et contribuer à relever les nombreux défis auxquels font face ces communautés.

M. Miller reconnaît qu’il n’y a pas d’approche unique en matière de réconciliation avec les Autochtones. Il a promis qu’Ottawa écoutera les priorités des peuples autochtones de la région de l’Atlantique et soutiendra la promotion de la nation mi’kmaq.

« On revient toujours à la reconnaissance de vos droits inhérents à l’autonomie gouvernementale », a déclaré M. Miller aux délégués du sommet. « L’autodétermination ne consiste pas à accorder la gouvernance aux groupes autochtones, mais plutôt à reconnaître les gouvernements autochtones et leurs droits existants — qui existent d’ailleurs depuis des temps immémoriaux. »

M. Miller a ajouté que le contrôle exercé par les Autochtones sur leur système d’éducation — dans leur langue — est « non seulement un droit, mais un élément essentiel de leur identité », et un ingrédient important de l’autonomie gouvernementale.

Les dirigeants des Premières Nations de partout au Canada participent depuis mardi à ce sommet régional de trois jours sur l’autonomie gouvernementale. Les leaders autochtones ont parlé de leurs luttes pour établir la souveraineté de leur peuple, mais aussi de la voie à suivre pour les communautés de la région de l’Atlantique, notamment les Mi’kmaqs.

Georges Erasmus, qui a été chef national de l’Assemblée des Premières Nations de 1985 à 1991, a rappelé aux délégués, mercredi, que les peuples autochtones avaient tous auparavant leur propre système de gouvernance, et que des éléments du passé toujours pertinents pourraient être ramenés aujourd’hui.