Doug Ford change de ton envers les francophones

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford
Photo: Chris Young La Presse canadienne Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a légèrement modifié sa décision concernant le sort du Commissariat aux services en français. L’institution ne retrouvera pas son indépendance, mais le commissaire va conserver son poste sous la direction de l’ombudsman.

Par communiqué, le gouvernement a annoncé vendredi son intention de proposer « des modifications au projet de loi 57, Loi de 2018 visant à rétablir la confiance, la transparence et la responsabilité, afin de créer le poste de commissaire aux services en français ».

Le poste avait été aboli dans la controverse la semaine dernière, lors d’une mise à jour économique du gouvernement Ford. Le commissariat devait se retrouver sous la responsabilité de l’ombudsman, ce qui demeure le cas, mais son commissaire va vraisemblablement demeurer en poste.

Cette décision avait été annoncée en même temps que celle d’abandonner le projet d’Université de l’Ontario francophone. Deux mesures hautement décriées par la communauté franco-ontarienne qui a entrepris de se mobiliser.

Dans une deuxième mesure visant à apaiser la colère des francophones, le gouvernement déclare qu’il va transformer l’« Office des affaires francophones » en véritable ministère des Affaires francophones. Celui-ci sera confié à Caroline Mulroney.

Le communiqué du gouvernement ontarien précise que la nouvelle ministre aura « le pouvoir de défendre les intérêts des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens et de veiller à la prestation des services en français ».

Plus personnellement, le premier ministre Ford annonce l’ajout d’un « conseiller principal en politiques responsable des affaires francophones » au sein de son cabinet.

En ce qui concerne l’avenir de l’Université de l’Ontario francophone (UOF), Toronto ne revient pas sur sa décision. Toutefois, la nouvelle ministre des Affaires francophones, qui sera éventuellement assermentée, laisse entendre qu’elle ne ferme pas complètement le dossier.

« J’attends avec impatience le jour où l’état des finances publiques nous permettra d’aller de l’avant avec des projets comme celui de l’université de langue française », affirme Caroline Mulroney par communiqué.

« Je resterai une ardente défenseure de cette université », assure-t-elle.