Les droits des handicapés ont progressé

Edmonton — Les affaires de droits des handicapés sont parmi les plus exigeantes pour les tribunaux de nos jours, a affirmé la juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin.

Jeudi, d'Edmonton où les juges du plus haut tribunal du pays tiennent leur retraite annuelle, Mme McLachlin a affirmé que les juges luttent pour faire concorder les droits des handicapés et le degré d'assistance que la société devrait raisonnablement être en mesure de leur fournir.

«Il n'y a pas de règles absolues, avons-nous découvert, dans ce secteur très difficile de la loi.»

La retraite annuelle des juges de la Cour suprême permet à ceux-ci de se pencher sur des questions d'ordre administratif. Ils tiennent également des séances de travail avec les juges et les avocats de l'Alberta.

Selon la juge en chef, la Charte des droits et des libertés a établi de nouvelles bases en 1982 lorsqu'elle a instauré une protection pour les gens avec des handicaps contre la discrimination.

D'autres pays, comme l'Allemagne et la Nouvelle-Zélande, ont suivi l'exemple canadien.

Si la charte ne peut régler tous les problèmes, a dit Mme McLachlin, elle a été «un guide moral pour notre nation», l'aidant à savoir comment traiter ses handicapés et comment faire en sorte qu'ils deviennent des membres à part entière de la société.

Du point de vue légal, ce qui est arrivé est que les gouvernements et les entreprises ont dû fournir des aménagements spéciaux aux gens avec des handicaps dans la mesure où cela n'entraîne pas de préjudice injustifié — par exemple, si cela est trop difficile à mettre en place.

Au début, a dit Mme McLachlin, même le plus petit aménagement était considéré comme un préjudice injustifié. Mais, maintenant, des choses comme l'accès aux fauteuils roulants et des accommodements pour les malentendants et les malvoyants ont grandement évolué.

La Cour suprême doit se pencher sur de nouveaux cas reliés aux droits des handicapés au cours des prochaines semaines.