Impasse politique au Nouveau-Brunswick

La législature doit ouvrir une nouvelle session parlementaire le 23 octobre avec l’élection d’un président, mais jusqu’à présent, tous les partis refusent de proposer un député à ce poste en raison des résultats serrés des élections.
Photo: Wikicommons La législature doit ouvrir une nouvelle session parlementaire le 23 octobre avec l’élection d’un président, mais jusqu’à présent, tous les partis refusent de proposer un député à ce poste en raison des résultats serrés des élections.

La lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick appelle le premier ministre et les autres chefs de parti à s’entendre pour éviter la tenue d’un autre scrutin.

Dans une brève déclaration rendue publique mardi, Tim Richardson, le secrétaire principal de la lieutenante-gouverneure, Jocelyne Roy-Vienneau, révèle qu’elle a clairement rappelé aux dirigeants leurs responsabilités, dont l’élection d’un président de l’Assemblée législative.

Selon son porte-parole, la lieutenante-gouverneure a dit au premier ministre, Brian Gallant, et à tous les autres dirigeants de parti « qu’une autre élection provinciale ne serait pas dans l’intérêt supérieur des Néo-Brunswickois ».

Les députés doivent notamment élire un président à l’Assemblée législative, et « la lieutenante-gouverneure connaît sa responsabilité constitutionnelle si les députés ne peuvent pas prendre de décision », a ajouté M. Richardson.

La législature doit ouvrir une nouvelle session parlementaire le 23 octobre avec l’élection d’un président, mais jusqu’à présent, tous les partis refusent de proposer un député à ce poste en raison des résultats serrés des élections.

Les libéraux du premier ministre Brian Gallant tentent de s’accrocher au pouvoir alors qu’ils n’ont remporté que 21 sièges lors des élections du mois dernier, soit un de moins que les progressistes-conservateurs. Les libéraux n’ont pas conclu officiellement d’entente avec les tiers partis pour s’assurer de remporter un vote de confiance dans l’Assemblée législative de 49 sièges.

Mardi, M. Gallant a déclaré qu’il espérait toujours qu’un autre parti propose un président, afin d’éviter de mettre la lieutenante-gouverneure « dans une position difficile ». « Nous espérons toujours qu’un autre parti politique nommera un président afin que notre gouvernement puisse avoir la possibilité de gagner la confiance de la Chambre », a-t-il soutenu.

Guerre de tranchées

Jusqu’à présent, les autres partis ont toutefois refusé et le chef du Parti progressiste-conservateur, Blaine Higgs, est resté campé sur ses positions, mardi. « Le gouvernement doit nommer un président. C’est son obligation. Ce n’est pas notre obligation pour le moment », a souligné M. Higgs, qui croit que M. Gallant finira par céder. « Je pense qu’il finira par proposer un président de son propre caucus si les choses se gâtent. »

M. Gallant a dit aux journalistes qu’il avait invité les autres dirigeants à le rencontrer pour discuter de ce que devrait contenir le discours du Trône pour qu’ils l’appuient.

« Personne ne veut d’élections pour le moment. Les Néo-Brunswickois viennent de se rendre aux urnes. Ils veulent que nous essayions quelque chose de nouveau. Je pense qu’ils veulent voir si nous pouvons faire en sorte que ce nouveau type de situation fonctionne », a indiqué M. Gallant.

Les candidats verts et de l’Alliance des gens ont chacun remporté trois sièges, mais les libéraux n’ont pas été en mesure de parvenir à une entente avec l’une ou l’autre des formations.

Certains suggéraient l’idée que les libéraux et les conservateurs forment une alliance, mais M. Gallant a semblé écarter cette possibilité. « Je vois certaines différences fondamentales dans la façon dont M. Higgs et moi-même aimerions que la province aille de l’avant », a déclaré M. Gallant.