Les conservateurs ne se laissent pas démonter par le Parti populaire

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer

Les troupes conservatrices ne s’inquiètent pas du départ de quelques militants pour le nouveau parti de Maxime Bernier. Selon elles, c’est encore la formation d’Andrew Scheer la mieux placée pour remplacer les libéraux de Justin Trudeau. M. Bernier, au contraire, voit dans le résultat électoral québécois de lundi la preuve que les citoyens veulent du changement et qu’il l’incarne davantage.

« On ne croit aucunement que cela est majeur », a plaidé le lieutenant conservateur pour le Québec, le député Alain Rayes. À son avis, les gens qui ont quitté le navire n’étaient que des « bénévoles ». « On ne parle pas d’organisateurs. » Selon M. Rayes, ils ont été remplacés rapidement. « Pour dix personnes peut-être qui sont parties, il y en a plusieurs qui ont rejoint notre organisation. »

Mercredi, Le Devoir révélait que des membres de sept associations de circonscription conservatrices, dont six présidents, avaient quitté leur poste pour se joindre au nouveau Parti populaire du Canada de M. Bernier. Certains avaient porté les couleurs du Parti conservateur lors d’élections passées.

Le député Alupa Clark s’est dit « énormément » surpris par la nouvelle et assure que rien de tel ne se produit dans sa circonscription. « On n’a aucune érosion des membres dans Beauport–Limoilou. Je les ai appelés, je les ai contactés et nous sommes en discussion. Je peux vous assurer qu’ils sont derrière moi et le chef. » Son collègue Gérard Deltell a évoqué la victoire conservatrice à l’élection partielle dans Chicoutimi–Le Fjord en juin comme la preuve que tout va bien. « On continue sur notre lancée et notre lancée est excellente. »

M. Bernier se moque de cette façon de minimiser l’importance des défections, rappelant que « la fonction [d’une association de circonscription] d’un parti, c’est d’organiser le parti pour la prochaine campagne électorale ». Il voit dans l’élection de la CAQ et la montée de Québec solidaire des signes encourageants pour sa formation. « C’est un vieux parti, le Parti conservateur, qui essaye de plaire à tout le monde. Et les vieux partis au Québec, vous savez ce qui leur est arrivé dernièrement. »