McClintic: la commissaire «à l’aise» avec le transfert

Terri-Lynne McClintic a plaidé coupable en 2010 à une accusation de meurtre au premier degré dans le cas du viol et du meurtre de la petite Victoria Stafford, qui avait huit ans au moment des faits.
Photo: Geoff Robins Agence France-Presse Terri-Lynne McClintic a plaidé coupable en 2010 à une accusation de meurtre au premier degré dans le cas du viol et du meurtre de la petite Victoria Stafford, qui avait huit ans au moment des faits.

La Commissaire du Service correctionnel du Canada (SCC), Anne Kelly, se dit « à l’aise » avec la récente décision de son institution de transférer dans un pavillon de ressourcement autochtone la meurtrière Terri-Lynne McClintic. Mme McClintic a plaidé coupable en 2010 à une accusation de meurtre au premier degré dans le cas du viol et du meurtre de la petite Victoria Stafford, qui avait huit ans au moment des faits.

« Nous avons un processus rigoureux de gestion des cas, et la révision nous permettra de vérifier si la décision respectait la loi et nos politiques », a indiqué Mme Kelly après sa comparution en comité parlementaire jeudi. « À ce stade-ci, je suis à l’aise avec la décision. Toutefois, si la révision indiquait que des ajustements doivent être apportés, je m’assurerai qu’ils le sont. »

L’opposition conservatrice à la Chambre des communes s’insurge que la détenue se retrouve dans un centre où les conditions de détention sont à son avis moins pénibles. Elle réclame du gouvernement qu’il annule la décision des autorités carcérales. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a plutôt demandé au SCC de réévaluer sa décision. Il a aussi demandé que les règles actuelles ayant permis ce transfert soient réévaluées de manière à s’assurer qu’elles « correspondent aux standards auxquels les Canadiens s’attendent ». M. Goodale a plaidé qu’il ne pouvait pas aller plus loin sans compromettre l’indépendance du Service correctionnel, mais il a laissé entendre que la Commissaire Anne Kelly allait peut-être lire entre les lignes. « Nous avons de nombreuses conversations et je suis certain que la révision que je lui ai demandé de mener générera des conversations très sérieuses », a-t-il dit en affichant un air entendu.

D’abord incarcérée dans une institution à sécurité maximale, Terri-Lynne McClintic a été transférée dans une institution à sécurité moyenne en 2014 alors que les conservateurs étaient au pouvoir à Ottawa. Le gouvernement libéral plaide que le « pavillon de ressourcement » est du même niveau.