Maxime Bernier dénonce le multiculturalisme à tout-va de Justin Trudeau

Maxime Bernier qualifie de «multiculturalisme extrême» le message souvent répété par le premier ministre Justin Trudeau sur les vertus de la diversité au Canada.
Photo: Adrian Wyld Archives La Presse canadienne Maxime Bernier qualifie de «multiculturalisme extrême» le message souvent répété par le premier ministre Justin Trudeau sur les vertus de la diversité au Canada.

Le député conservateur Maxime Bernier qualifie de « multiculturalisme extrême » le message souvent répété par le premier ministre Justin Trudeau sur les vertus de la diversité au Canada.

Dans une série de gazouillis publiés en anglais et en français dimanche, M. Bernier soutient que « le multiculturalisme extrême et le culte de la diversité de Trudeau vont nous diviser en petites tribus qui ont de moins en moins en commun, à part leur dépendance envers le gouvernement ».

Le député de Beauce estime que « la balkanisation culturelle amène la méfiance, les conflits sociaux et potentiellement la violence, comme on le voit partout », selon lui.

M. Bernier croit qu’« accueillir des gens qui rejettent les valeurs fondamentales de l’Occident que sont la liberté, l’égalité, la tolérance et l’ouverture ne nous rend pas plus forts » au Canada. Selon lui, « il est temps de renverser cette tendance avant que la situation n’empire », car « plus de diversité ne nous rendra pas plus forts, cela détruira notre pays », prévient-il.

   

Depuis la campagne électorale de 2015, M. Trudeau s’est fait le chantre de la diversité comme l’un des éléments clés de ce qui fait la force du Canada, et il a martelé ce message dans plusieurs de ses discours et déclarations.

M. Bernier a publié deux autres gazouillis lundi matin dans lesquels il précise qu’il n’est pas contre la diversité, qui définit l’identité de ce pays, mais plutôt contre la quête incessante de plus de diversité, encore et toujours.

Le député libertarien, qui a été défait de peu dans la course à la direction du Parti conservateur l’an dernier, a critiqué non seulement le gouvernement Trudeau, mais aussi la position de son propre parti sur la gestion de l’offre dans le secteur agricole. Il a été démis de ses fonctions de porte-parole de l’opposition en juin.

Dans son dernier gazouillis en anglais, lundi matin, M. Bernier écrit que « ce qui est diversifié à l’infini n’a plus d’identité propre et cesse d’exister ».

   

La veille, il écrivait : « Si tout et n’importe quoi est canadien, que signifie être Canadien ? »