Le conseil de Toronto vote pour l’interdiction de la vente d’armes de poing

Des passants écrivent des messages sur un monument commémoratif improvisé en l'honneur des victimes de la fusillade de dimanche soir sur l'avenue Danforth.
Photo: Mark Blinch La Presse canadienne Des passants écrivent des messages sur un monument commémoratif improvisé en l'honneur des victimes de la fusillade de dimanche soir sur l'avenue Danforth.

Le conseil municipal de Toronto a voté avec une majorité imposante pour exhorter les gouvernements fédéral et provincial à interdire la vente d’armes de poing et de munitions pour ces armes dans la métropole. Le vote à 41 voix contre 4 s’est tenu mardi, deux jours après qu’un homme eut tué par balles une femme de 18 ans et une fillette de 10 ans et blessé 13 autres personnes dans la ville.

Les membres du conseil ont discuté de la violence par les armes, de ses causes, de ses impacts et de solutions potentielles lors d’une réunion qui s’est amorcée mardi matin et qui a duré jusque dans la soirée.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, affirme que son gouvernement est prêt à envisager de resserrer les lois sur les armes de poing, mais il prévient que de telles modifications seraient complexes.

Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale

M. Goodale affirme qu’Ottawa avait déjà envisagé des modifications aux dispositions du Code criminel avant même la fusillade meurtrière de dimanche soir à Toronto. Selon le ministre, le gouvernement a décidé d’agir après avoir entendu, plus tôt cette année, les témoignages de personnes touchées par la tuerie à la mosquée de Québec, qui avait fait six morts en janvier 2017.

Après la fusillade de dimanche dans l’avenue Danforth, le maire de Toronto, John Tory, a réclamé à nouveau un resserrement des restrictions fédérales sur les armes à feu au pays.

Selon la police, Faisal Hussain, âgé de 29 ans, a tué par balles une femme de 18 ans et une fillette de 10 ans ; 13 autres personnes ont été blessées par ses tirs. Il a été retrouvé mort peu de temps après, mais on ne sait pas encore s’il s’est suicidé ou s’il est tombé sous les balles des policiers.

Les parents de Faisal Hussain ont soutenu lundi que leur fils avait souffert durant toute sa vie de graves problèmes de santé mentale, notamment de psychose et de dépression.

Le ministre Goodale a indiqué mardi que le gouvernement Trudeau examinera les propositions déjà soumises aux législateurs afin de voir quels changements pourraient y être apportés.

Le ministre de la Sécurité publique a également précisé que Faisal Hussain ne figurait sur aucune liste de surveillance fédérale liée à la sécurité nationale.