Christine Moore blanchie des allégations d’inconduite sexuelle

La députée néodémocrate Christine Moore pourra dès maintenant réintégrer ses fonctions au sein du caucus néodémocrate.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La députée néodémocrate Christine Moore pourra dès maintenant réintégrer ses fonctions au sein du caucus néodémocrate.

La députée néodémocrate Christine Moore a été blanchie des accusations d’inconduite sexuelle déposées contre elle par un vétéran des Forces armées canadiennes.

C’est à cette conclusion qu’est arrivée une enquête indépendante, menée à la demande du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, et dont les détails ont été divulgués jeudi.

La députée d’Abitibi-Témiscamingue pourra donc dès maintenant réintégrer ses fonctions au sein du caucus néodémocrate, duquel elle avait été expulsée le 8 mai dernier.

« Je suis soulagée que le rapport soit enfin déposé, a-t-elle indiqué au Devoir. Je vais enfin pouvoir mettre ces événements derrière moi. »

Enquête indépendante

De passage à Montréal, Jagmeet Singh a indiqué que l’enquête a permis de faire la lumière sur les événements.

« L’enquête a conclu qu’il n’y a pas eu d’inconduite équivalant à du harcèlement ou du harcèlement sexuel et que Mme Moore n’a pas abusé de sa position d’autorité », a-t-il déclaré en point de presse.

Christine Moore s’est dite satisfaite du travail d’enquête menée par Deborah Jelly, de la firme Charron Human Ressources, indiquant que ce travail venait appuyer sa propre version des faits. « L’investigatrice a fait un travail exhaustif, a affirmé la députée. Ce travail sérieux renforce que je dis depuis le début. »

Pour sa part, le chef néodémocrate a précisé que plusieurs personnes ont été interrogées relativement aux événements qui étaient reprochés à la députée québécoise, mais que la victime alléguée a refusé de collaborer.

Jagmeet Singh a également tenu à « exprimer [son] plus sincère respect et [sa] profonde gratitude à Christine [Moore] pour son entière coopération et pour sa patience au cours de ce processus ».

Les allégations en question ont d’abord été rapportées par le réseau CBC et remontent à 2013. Elles concernent Glen Kirkland, un ancien militaire manitobain.

Selon ce dernier, la députée aurait abusé de sa position d’autorité pour entretenir une relation inappropriée avec lui. Mme Moore soutenait plutôt avoir entretenu une relation amoureuse de quatre mois — de juin à octobre 2013 — avec l’ancien militaire.

Diffamation

La députée abitibienne a par ailleurs confirmé avoir déposé une poursuite en diffamation à l’endroit de M. Kirkland, de même qu’aux trois chroniqueurs qui ont rapporté les propos de ce dernier.

« Ces dernières ont été reçues par les personnes concernées, le processus légal poursuit maintenant son cours. »

Mme Moore est impliquée au sein du NPD depuis 2005. Elle représente la circonscription d’Abitibi-Témiscamingue depuis 2011.