Rétrogradée, Mélanie Joly se dit «très fière» de son travail à Patrimoine

Mélanie Joly préfère mettre l’accent sur les «nouveaux défis» qui l’attendent comme responsable des Langues officielles, de la Francophonie et du Tourisme.
Photo: Patrick Doyle La Presse canadienne Mélanie Joly préfère mettre l’accent sur les «nouveaux défis» qui l’attendent comme responsable des Langues officielles, de la Francophonie et du Tourisme.

Mélanie Joly a perdu au jeu des chaises musicales ministérielles. Elle jure toutefois être « très fière » du travail qu’elle a accompli à la barre du ministère du Patrimoine canadien, que lui a retiré le premier ministre Justin Trudeau en remaniant son cabinet, mercredi.

La ministre a préféré mettre l’accent sur les « nouveaux défis » qui l’attendent comme responsable des Langues officielles, de la Francophonie et du Tourisme en point de presse à l’issue de la cérémonie d’assermentation qui se tenait à Rideau Hall.

Celle dont le mandat a été marqué par l’entente Netflix — laquelle a été fort mal accueillie au Québec — n’a pas voulu dire si la gestion de ce dossier lui avait coûté son poste. Elle a insisté sur le fait qu’elle avait « rebâti » le ministère, qui avait été « malmené » sous les conservateurs.

C’est un autre Québécois, Pablo Rodriguez, qui hérite du ministère du Patrimoine canadien. Le nouveau venu à la table du conseil des ministres a soutenu que la politique du gouvernement ne changeait pas, c’est-à-dire qu’aucune taxe ne sera imposée sur les abonnements à Netflix.

Le député montréalais, qui est le seul élu du Québec à faire son entrée au cabinet à la faveur de ce remaniement estival, mercredi, s’est dit « vraiment heureux » d’hériter de ce ministère « absolument extraordinaire ».

Il a rigolé lorsqu’on lui a demandé s’il venait de se faire refiler une patate chaude. « J’aime les patates, mais non », a lâché Pablo Rodriguez, qui a été promu mercredi après avoir occupé pendant environ un an et demi le poste de whip du gouvernement à la Chambre des communes.