Le Canada commandera une mission de formation en Irak

Le premier ministre Trudeau est à Bruxelles, où s’ouvre le sommet des pays de l’OTAN.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le premier ministre Trudeau est à Bruxelles, où s’ouvre le sommet des pays de l’OTAN.

Les Forces armées canadiennes commanderont dès l’automne prochain une mission d’entraînement militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Irak.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a précisé mercredi que pour mener cette mission qui devrait durer un an, jusqu’à 250 militaires canadiens seront déployés dans la capitale irakienne, Bagdad, ainsi que dans les environs de la ville.

 
250
militaires canadiens seront déployés à Bagdad et dans ses environs.

Quatre hélicoptères CH-146 Griffon de l’Aviation royale canadienne seront déployés afin d’assister les activités de l’OTAN dans la région. Ces appareils sont notamment utilisés pour la recherche et le sauvetage, la surveillance et la reconnaissance, les opérations d’évacuation de sinistrés et des missions d’aide humanitaire.

Le premier ministre Trudeau a fait ces annonces à Bruxelles, où s’ouvrait le sommet des pays de l’OTAN.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, aussi présente à Bruxelles, a expliqué que « cette mission représente la prochaine étape pour le Canada à la suite de combats fructueux menés contre le groupe armé État islamique pour aider à rétablir la capacité institutionnelle en Irak et jeter les bases d’une paix et d’une stabilité durables ». « Soutenir la nouvelle démocratie en Irak, qui a été tellement meurtrie, qui est si fragile, constitue une bonne chose à faire pour le Canada […] C’est précisément ce que le Canada sait faire », a déclaré la ministre Freeland. « Nous sommes d’un pays qui croit vraiment que gagner la guerre n’est que la première étape, et que nous devons travailler très fort ensuite pour gagner la paix. » La nouvelle mission du Canada sera complémentaire à l’Opération IMPACT, la contribution des Forces armées canadiennes à la coalition mondiale contre le groupe EI en Irak et en Syrie.

La mission irakienne, combinée à l’annonce de mardi sur le prolongement pour quatre ans, jusqu’en 2023, de l’engagement canadien en Lettonie, pourrait aider M. Trudeau à contrer les récriminations du président américain, Donald Trump. Le président américain estime que certains membres de l’Alliance atlantique ne font pas suffisamment d’efforts pour atteindre leurs cibles en matière de dépenses militaires.