L'ancien chef de la police de Toronto à la défense de la culture de cannabis à domicile

Le secrétaire parlementaire à la Justice et ancien chef de la police de Toronto, Bill Blair
Photo: Justin Tang Archives La Presse canadienne Le secrétaire parlementaire à la Justice et ancien chef de la police de Toronto, Bill Blair

Le comité sénatorial qui proposera selon toute vraisemblance des amendements au projet de loi sur la légalisation du cannabis entendait lundi un dernier plaidoyer du gouvernement pour la culture à domicile.

Le secrétaire parlementaire à la Justice, Bill Blair, a fait valoir auprès des sénateurs que la disposition de la mesure législative fédérale C-45 permettant de faire pousser jusqu’à quatre plants par foyer correspondait aux objectifs poursuivis par les libéraux.

Il a soutenu qu’une culture limitée à la maison permettrait de favoriser la transition de la substance du marché illégal vers le marché légal, et que la prohibition pourrait avoir comme conséquence de criminaliser des Canadiens qui respectent la loi.

Le Québec et le Manitoba ont tous deux déposé des projets de loi qui interdiraient la culture de la substance à domicile. Le premier ministre Justin Trudeau a plaidé, début mai, que l’approche fédérale était « la bonne » et que c’était ce qu’il s’attendait à ce que « les gens suivent ».

Le comité sénatorial des affaires sociales, des sciences et de la technologie entamait lundi la dernière étape de son étude de C-45. Après avoir entendu le témoignage de Bill Blair, il se mettra à l’étude article par article de la mesure législative.

Selon ce qu’a affirmé le sénateur conservateur Don Plett, on peut s’attendre à ce que près d’une trentaine d’amendements soient proposés en comité. Ceux-ci s’ajouteraient aux amendements techniques en provenance du gouvernement qui devraient être mis de l’avant, lundi après-midi.

Le projet de loi C-45 doit être soumis à un vote final à la chambre haute au plus tard le 7 juin, selon une entente conclue entre les leaders des différentes factions au Sénat.

Des membres du groupe des sénateurs indépendants (GSI) ont convoqué les journalistes à une conférence de presse mardi matin pour faire le point sur leurs travaux. Les sénateurs indépendants détiennent maintenant la priorité à la chambre haute.

Les sénateurs conservateurs, qui sont pour la plupart farouchement opposés au projet de loi, sont désormais minoritaires au Sénat.