NPD: endettés, mais pas trop, les ex-rivaux de Singh

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, entouré de Guy Caron (au premier plan) et Peter Julian
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, entouré de Guy Caron (au premier plan) et Peter Julian

La campagne à la chefferie du NPD s’étant soldée par l’élection de Jagmeet Singh en octobre dernier n’aura pas endetté outre mesure le parti de gauche. Des six candidats ayant engagé des dépenses pour tenter de se faire élire, quatre traînent encore des dettes, mais celles-ci, prises ensemble, totalisent moins de 100 000 $.

Dans les rapports financiers déposés à Élections Canada, on apprend ainsi que le député rimouskois Guy Caron, qui a terminé quatrième et dernier dans la course de 2017, doit encore à ses créanciers 58 754 $. Cela fait de lui le candidat le plus endetté.

En entrevue avec Le Devoir, M. Caron dit avoir bon espoir d’effacer le tout « définitivement d’ici les prochaines élections » de 2019.

« Nous avons établi un plan pour rembourser une bonne partie cet été puis encore cet automne. […] Je ne suis pas inquiet. Si j’avais une dette du double ou du triple, ce serait peut-être plus difficile, mais comme c’est de l’ordre de 50 000 ou 60 000 $, cela m’apparaît faisable dans un bref délai. »

Pat Stogran a pour sa part accumulé une dette de 23 000 $ pendant les six semaines où il a été dans la course.

Les comptes à payer de Peter Julian s’élèvent de leur côté à 7737 $. M. Julian, considéré comme le favori des militants québécois dans la course, avait jeté l’éponge en cours de route à cause de sa difficulté à collecter des fonds. Enfin, Niki Ashton a encore des créances de 6523 $. Les dettes des candidats totalisent 95 586 $.

Le député Charlie Angus, arrivé second avec 19 % des voix, n’a aucune dette, tout comme le chef Jagmeet Singh. En fait, la campagne de M. Singh affiche un solde positif d’un peu plus de 68 000 $, montant qui devra être retourné au parti.

Le portrait a été très différent au Parti conservateur, qui a aussi tenu une course à la chefferie en 2017. Cinq des seize candidats ont accumulé des dettes, totalisant le million.

En 2006, la dette collective des candidats à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC) avait atteint 2,5 millions.

Certains candidats avaient mis plus de six ans à éponger leurs dettes. Comme une dette électorale ne peut être remboursée qu’avec des fonds amassés auprès de donateurs, cela avait détourné d’importantes sommes des coffres du PLC.

Au NDP, on indique que le chef aidera ses anciens rivaux à recueillir les fonds manquants. Il participait justement mardi soir à un événement au profit de la campagne de M. Caron.